Eléments d’une réflexion sur le « Double regard » : voir les différences et voir la similitude, donc la même dignité. Christian Delarue

mardi 6 août 2019
par  Amitié entre les peuples
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Eléments d’une réflexion philosophique sur le « Double regard » : voir le différent (homme-femme) et voir la similitude (le même que soi), donc la même dignité que l’on s’accorde.

Cf La théorie du « double regard » de Christian Delarue
http://amitie-entre-les-peuples.org/La-theorie-du-double-regard-de-C
« Double regard » (Antiracisme et antisexisme - C Delarue) : voir la particularité (qui plaît ou déplaît) et voir la personne et sa dignité !

On le fera avec deux lectures, avec deux livres différents chez Hatier.

Il y a DEUX FORMES DE DESIR (cf page 34 de « Le Bonheur - essai sur la joie » de Robert Mizrahi - Ed Hatier) ) et chacun ou chacune les active tous les deux . Deux : il y a bien sûr d’une part le désir spontané de satisfaction immédiate ou le plaisir suit la réalisation du désir et d’autre part le désir socle du mouvement plus installé vers le bonheur, la joie et la félicité.

Le désir n 2 est alors le matériau d’un « travail » (réflexif) qui débouche sur la joie. La joie est alors plus que le désir et le plaisir du fait de ce travail de conscience mais elle est quand même désir et plaisir ; tout comme le « vivre incarné » de Marc Richir dans « Le corps - essai sur l’intériorité » (Ed Hatier - même collection) - est plus que le corps bien qu’il n’existe nullement de séparation du corps et de l’âme ou de séparation de l’être et de l’avoir (un corps) .

Retenons donc qu’il il n’y a pas séparation du plaisir et et de la joie. La joie est un plaisir pleinement accepté avec une dimension réflexive qui lui est consubstantielle. Le désir avec sa dimension réflexive fait partie du « mouvement charnel » de réalisation de la signification et de la valeur.

La dimension réflexive de la joie constitue un « évènement intégrateur de la conscience » dit Misrahi (dans « Le Bonheur - essai sur la joie » - Hatier) . Au bout du trajet il s’agit de reconnaître en l’autre d’une part un être semblable à moi-même (et cette reconnaissance de la similitude m’incline à lui reconnaitre la même dignité que je m’accorde ) et de l’autre reconnaitre l’autre comme autre, comme différent. Double regard : voire la différence - elle féminine, lui masculin mais voire aussi la similitude , la personne, l’être humain .

C’est parce qu’il existe, sous l’aiguillon du désir hétérosexuel (ou non) une forte puissance du regard sexué masculin le plus souvent (voir regard libidinal réifiant) qu’il importe de construire aussi l’autre regard sur la similitude, l’humain, la personne à l’identique.

Respect et bienveillance !

Christian DELARUE

Exemple lié au « double regard » : L’autre que l’on voit comme objet sexuel est plus qu’un objet ! Sans évoquer une séparation du corps et de l’âme ! Chacun le sait intuitivement sans références philosophiques. Ce savoir a un effet. Non pas l’interdit absolu du regard concupiscent ou libidinal qui surgit mais l’intégration du principe de respect humain et de dignité à la personne non réduite à son apparence. J’ajoute que celui qui regarde ne doit pas non plus être réduit à son regard libidinal occasionnel si manifestement par sa conduite quotidienne il montre respect et bienveillance.