Les antiracistes ne sont ni négrophiles ni négrophobes C Delarue

samedi 6 août 2011
par  Amitié entre les peuples
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Les antiracistes ne sont ni négrophiles ni négrophobes.

26 juillet 2011

Réponse à Pierre Tévanian (1).

Les antiracistes ne sont aussi ni judéophiles ni judéophobes, ni musulmanophiles ni musulmanophobes.

Dans la même veine, ils ne sont pas plus amoureux des blancs qu’haineux de ces blancs.

Pour le dire autrement :

Les antiracistes n’aiment pas plus les musulmans que les juifs ou les chrétiens ou d’autres religions. Itou pour les blancs en tant que tel.

Ils refusent l’islamophobie, l’antisémitisme et la persécution des chrétiens ou des blancs.

- Pas d’essentialisme : Déconstruire la « communautarisation » des croyants d’une religion est nécessaire.

Il y a des millions de musulmans en Europe qui sont des citoyens respectables tout comme les juifs et les chrétiens. A cet égard, il est profondément dommageable pour la civilisation humaine pour la vaste sympathie inter-humaine d’un Darwin, qu’une minorité d’abrutis les oppriment avec diverses discriminations.

Mais il ne faut pas globaliser, généraliser, ni « communautariser », ni ethniciser car il y a aussi des musulmans fiers de la domination masculine et patriarcale et sévères au plan des mœurs , comme il existe des juifs au sionisme guerrier et impérial ainsi que des chrétiens d’extrême-droite aux valeurs radicalement opposées aux chrétiens de la théologie de la libération.

Pour les antiracistes du MRAP, les affects d’amour et de haine ne sont pas affectés à un registre racial car... il n’y a pas de race humaine. C’est le racisme qui produit la race. C’est assez dire nos désaccords. Nous estimons que la racialisation opérée par les Indigènes de la République est dangereuse.

- Nous refusons aussi majoritairement d’ethniciser le social.

La domination elle est d’abord socio-économique et de ce point de vue on trouve une classe dominante dans tous les pays du monde qu’elle se nomme bourgeoisie ou bureaucratie d’Etat. Et tous les peuples-classe subissent avec une acuité certes variable cette domination.

Nous ne nions pas pour autant les dominations culturelles. L’Europe montre trop souvent une subculture chrétienne aux accents réactionnaires. Contre cela il importe de promouvoir la diversité culturelle des différents peuples de l’Union européenne en lien avec une défense de la laïcité en Europe. L’un - la diversité culturelle - doit aller de pair avec l’autre : la laïcité.

Nous n’ignorons pas non plus que les oppressions sexistes perdurent sous toutes les latitudes. Mais tous les hommes ne sont pas sexistes. Toutes les femmes ne sont pas contre le sexisme.

Christian DELARUE

1) Il s’agit ici du Pierre Tévanian de « La question blanche » (Troisième partie) - Les mots sont importants (lmsi.net)
http://lmsi.net/La-question-blanche-Troisieme