La réapparition récente du terme islamophobie.

samedi 10 août 2013
par  Amitié entre les peuples
popularité : 5%

La réapparition récente du terme islamophobie.

Que le terme soit très ancien, du début du XX ème siècle, semble avéré et reconnu. Mais ce qu’il faut aussi dire dans la dispute sur ce terme c’est d’une part sa quasi disparition pendant plusieurs décennies et un usage élitiste auparavant, usage qui explique assez bien d’ailleurs son effacement ultérieur.

Sa réapparition date de 1976 en anglais, mais beaucoup plus tard en français.

Lire : « Il réapparaît en anglais seulement en 1976 sous la plume d’un islamologue dominicain d’Egypte, Georges C. Anawati, qui lui donne une toute autre signification que celle Dinet et Ben Ibrahim. Selon lui, la tâche de l’orientaliste non-musulman est d’autant plus difficile qu’il serait « obligé, sous peine d’être accusé d’islamophobie, d’admirer le Coran en totalité et de se garder de sous-entendre la moindre critique sur la valeur du texte » .

à la fin du texte “Islamophobie” : une invention française | Islamophobie

http://islamophobie.hypotheses.org/193

NB A mon avis, l’éthique du scientifique interdit tout à la fois la survalorisation bienveillante d’un texte sacré, le Coran ou la Bible comme sa surcharge critique haineuse.

Il faut aussi admettre qu’il puisse y avoir plusieurs interprétations d’un même texte. Certains laissent plus de place aux liens avec le contexte, d’autres sont plus portées sur l’analyse lexicale et les liens entre les différentes parties d’un texte long et complexe.

L’édition du Coran commentée que l’on trouve à la bibliothèque de Rennes fait plus de 2000 pages car précisément il faut discuter des points de contradiction en fonction du moment ou les différentes parties ont été écrites. Il est certain que ce travail exige des compétences très érudites. Mais la lecture elle-même est faisable par le citoyen ordinaire, pour peu qu’il s’entoure de dictionnaires spécialisés et d’encyclopédies spécialisées. On en trouve aisément dans les bibliothèques publiques. Ce qui démocratise ce savoir-là.

Christian Delarue