A Limoges, l’Islam dur descend dans la rue et c’est pas triste . B Charles

dimanche 3 octobre 2010
par  Amitié entre les peuples
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A Limoges, l’Islam dur descend dans la rue et c’est pas triste

Bénédicte Charles - Marianne | Lundi 27 Septembre 2010

Le 17 septembre dernier, les commerçants de Limoges, médusés, assistaient à un spectacle étonnant : une bande d’islamistes excités organisaient une manifestation sur la place du marché. Qui sont-ils ? Enquête.
C’est une vidéo étonnante. On y voit quatre barbus, dont un particulièrement excité, vêtu d’un costume traditionnel (longue kamis et chachia sur la tête) qui hurle dans le micro d’un mégaphone. Face à eux, une petite trentaine de personnes écoute religieusement, comme si c’était un prêche. Ces images seraient banales si elles avaient été filmées aux Etats-Unis, par exemple, où les harangues des prêcheurs les jours de marché font partie du folklore, où tous les groupes, même les plus extrémistes, profitent de la totale liberté que leur garantit le premier amendement pour raconter en public à peu près tout et n’importe quoi — surtout n’importe quoi.
Le problème, c’est que cette vidéo a été tournée à Limoges, un vendredi après-midi (le 17 septembre dernier), sur la place du Marché. Et que le discours qu’y tient l’excité de service aurait plus lieu d’être à Finsbury Park, le quartier islamique de Londres, que dans le centre-ville de la préfecture de la Haute-Vienne.
L’objet du rassemblement ? Protester contre ceux qui, aux Etats-Unis, ont appelé à brûler le Coran, en réaction à l’installation d’une mosquée non loin du site de Ground zero. Mais rapidement, cette légitime protestation laisse place à des propos nettement plus offensifs dans une ambiance de ville morte : la place du Marché est déserte, hormis les quelques manifestants. Les commerçants, apprendra-t-on plus tard, sont restés terrés dans leurs boutiques. De même que les policiers sont restés dans leur voiture. Laissant le champ libre au prédicateur hystérique qui alterne les diatribes en arabe et en français pour mieux dénoncer les ennemis de l’islam.

Ennemi numéro 1 : Dalil Boubaker, le recteur de la Grande mosquée de Paris et ancien président du Conseil français du culte musulman (CFCM). Le harangueur l’appelle « David » Boubaker, et l’accuse d’avoir « une interprétation biaisée de la religion pure ». Ennemis numéro 2 : les « golgoths », également appelés « eux » ou « ils » ou encore « Robert », et dont on comprend rapidement qu’il s’agit des non musulmans. « Vous avez déjà vu des femmes portant le niqab arrêtées pour un délit ? Non ! Alors il fallait qu’ils fassent une loi ! ».
Quelques minutes plus tard, c’est l’apothéose. Le prêcheur brandit le code pénal en hurlant : « j’ai pas trouvé une ligne qui protège les musulmans là dedans. En France, être islamophobe c’est un droit. Ce livre ne nous défend pas. Donc ce livre nous ne le respectons pas. Vous comprenez mes frères ? ». Puis il balance le Code Pénal par terre, et lui flanque un grand coup de pied en ajoutant : « C’est ce livre qui doit être brûlé tant qu’il n’a pas été modifié ».

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