T’as pas honte de croire en Dieu - A Casanova

mardi 5 avril 2016
par  Amitié entre les peuples
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T’as pas honte de croire en Dieu

Par Anthony Casanova (le Coq des Bruyères)

Anthony CASANOVA est politiquement correct

Anthony Casanova par BabouseIl y a beau avoir eu les glaciations quaternaires, l’existence des dinosaures, l’évolution des espèces, Gagarine dans l’espace… peu t’importe, inlassablement, tu t’agenouilleras, tu t’accroupiras, tu ramperas : tu prieras ! Tel un enfant qui, voyant sa famille mettre chaque année des cadeaux au pied du sapin, n’arriverait pas à faire une croix sur le Père Noël : tu ne te résous pas à ne plus croire en Dieu. Il te faut du petit Jésus, du grand Mahomet, du vieux Moïse, ou je-ne-sais quel troufion mystique pour croire en ta vie.

La religion, ne reposant sur rien, aurait raison sur tout. En dépit de toutes les découvertes scientifiques, tu crois qu’il y aurait une force qui serait gentille ou méchante avec nous quand nous serons morts. Elle nous accueillerait, on ne sait pas où, pour permettre à notre âme de ne pas s’éteindre. C’est vrai que depuis l’aube de l’Humanité, il aurait été dommage que l’esprit de Jean-Paul l’Australopithèque ou celui de Kevin Selfie s’évapore à tout jamais. Mais, grâce à Dieu, le royaume des macchabées est en surpopulation depuis 2,8 millions d’années, et tu es là pour nous « expliquer » comment.

Enfin, quand je dis « expliquer », c’est une image puisque s’il y a bien un chose qui est commune à toutes les religions c’est l’absence de « pourquoi ». Que la Terre fut créée en 7 jours ou le temps d’une pause pipi, l’absence de preuve de tes croyances serait en soi une preuve indéfectible. Bref, avec les prêchi-prêcha des uns et des autres, la rationalité n’en est plus à avaler une couleuvre mais à s’enfourner tout le vivarium en disant « amen ». Croire, c’est ne rien savoir en étant persuadé d’avoir raison.

Certes ta foi est absurde, infantile, risible, mais si encore cette faiblesse intellectuelle dont tu nous bassines te rendait humble voire attendrissant comme l’idiot du village qui n’arrivera jamais à comprendre qu’un kilo de plomb soit aussi lourd qu’un kilo de plume, ça passerait encore… Mais non ! Il faut que tu en sois fier de ton ignorance, que tu sois content d’être con pour avoir la prétention de nous servir ta bigoterie à toutes les sauces jusqu’à l’indigestion. Plus tes vérités sont invérifiables, plus tu en es certain ! Et, cerise sur l’hostie, ta peur du monde tel qu’il est te donne la prétention de nous imposer ce qu’il devrait être.

Car, soyons sérieux, si ta petite trouille de l’existence restait intime comme la peur des fantômes, du croque-mitaine sous ton lit ou du monstre dans le placard ça ne serait pas bien grave… On ne te dirait rien, mais tu ne peux pas te restreindre à garder ça pour toi, à fermer ta gueule, il faut que cela soit ostentatoire, que tu nous exhibes ton crucifix, ton mishaba, ta Bible, ton Coran, tes églises, tes mosquées… qui sont autant de flatteries à l’avilissement de l’Humanité.

Dernière acceptation de la connerie ordinaire, les pincettes prises pour défendre le port du voile en France. Je précise en France, pays prétenduement démocratique et laïc, en opposition à certaines dictatures où l’idée même d’être libre est passible de prison.
 Donc, en France, il y aurait des femmes qui trouvent que porter le voile serait un gage de leur liberté. Ayant trop de respect pour la liberté, je parlerai plutôt de servitude volontaire pour ces dames qui se sentent obligées de poser une serpillère sur leur tête pour éviter à l’homme d’avoir le démon qui lui titille le slip.

La liberté qui consiste à choisir la couleur de ses chaînes ce n’est pas de la liberté c’est de l’abnégation. Le voile (peu importe la religion), le niqab, la burqa, et tous les autres synonymes de « se foutre une prison sur les cheveux » sont intolérables. Ils sont un drap de merde balancé à la face de celle qui, si elle le retire, le paye de leur vie. C’est un crachat sur les femmes qui ne se dissimulent pas, qui n’ont pas honte d’exister, et qui en ont ras les ovaires d’être vue comme un « sexe faible ». N’en déplaise aux partisans du paternalisme, la femme n’a pas plus à être l’avenir de l’Homme que celui du sac poubelle.

par Anthony Casanova