Religions et croyants : entre progressisme et positions réactionnaires. C Delarue

lundi 17 juillet 2017
par  Amitié entre les peuples
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Religions et croyants : entre progressisme et positions réactionnaires.

Les croyants en Dieu sont divers, y compris dans chaque religion. C’est un poncif de le dire. Mais l’on ne saurait s’arrêter à cette observation qui cache des enjeux politiques. Il faut bien souligner, selon nous, l’existence de croyants progressistes tout autant que de croyants conservateurs ou réactionnaires. Le fait que les frontières soient floues n’empêchent nullement de poser ces distinctions.

Le problème de la plupart des religions tient au fait que les croyants progressistes sont d’ordinaire discrets. Ils participent à faire avancer la société au plan social et au plan sociétal sans imposer des violences morales et encore moins physiques. On apprends souvent fortuitement qu’ils sont à côté de nous.

Par contre les apologistes de la religion les exhibitionnistes mais aussi les conservateurs, intégristes et les fondamentalistes de toutes les religions - chrétienne, musulmane, juive, autre - savent se faire remarquer par leurs discours et leurs pratiques insistantes, dures, rigoristes, oppressantes, négatives. On entend plus parler des croyants réactionnaires sexistes et homophobes que des croyants progressistes qui militent dans un syndicat de travailleurs ou pour les droits des migrants. Il est vrai qu’il y a aussi beaucoup plus de croyants cathos, à droite qu’à gauche. La « Manif pour tous » a montré en France (depuis 2013) l’existence d’un fort contingent de cathos réactionnaires ! Autre exemple : les Jésuites de la jeunesse de Fillon (1) étaient plus durs que les scouts d’Europe que j’ai pu connaitre dans les années 65-72. C’est dire ! C’est plus fort qu’eux ! On se plaint d’eux. Ils sont pénibles et insupportables à beaucoup ! On ne voit qu’eux. Mais les autres, plus respectueux plus en souci d’égalité, etc existent. Il faut bien le souligner.

Dans l’Islam, les progressistes qui laissent liberté et égalité aux femmes et aux homosexuels ne sont pas majoritaires partout mais il existent aussi. Et heureusement. Ils peuvent vivre avec des athées plus aisément, en tolérance réciproque, beaucoup moins les autres. Les intégristes catholiques se nommaient un temps les « intransigeantistes » . On pourrait généraliser ce qualificatif aux autres intégristes des autres religions.

Christian DELARUE

1) Le catho-sadisme subi par F FILLON chez les jésuites a été plus dur que celui que j’ai pu subir jadis aux Scouts d’Europe . Il dit « J’ai connu les dortoirs glacés où on se réveillait aux aurores en proclament Deo Gratias et les réfectoires où chaque repas commençait par le bénédicité ». Moi j’ai apprécié l’évolution de la société et, avec elle, celle de mes parents vers plus de compréhension mais pas lui. Il est nostalgique de la trique. C’est dangereux.