Lire la Bible à l’école et autres textes - C Delarue

dimanche 14 janvier 2018
par  Amitié entre les peuples
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Lire la Bible à l’école et autres textes

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« La vie c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre »

XX

Un instituteur suspendu pour avoir lu la Bible à ses élèves (école publique)
Au lieu d’évoquer ce cas posons les problèmes :

1 - Texte et religiosité en école publique :

Il importe de ne pas permettre d’aucune façon l’adoption de la religiosité à l’école publique or les lectures de ces textes peuvent inciter (plus ou moins insidieusement) à des croyances ou convictions religieuses voire à des affiliations confessionnelles particulières. Vigilance nécessaire

2 - Arrière plan : Idéal et spiritualités (typologie).

TROIS SPIRITUALITES semblent envisageables pour qui ne se contente pas - ce qui est à considérer et ne pas oublier - d’un IDEAL de vie qui va de l’avant en respectant autrui , un idéal de vie non spirituel : Il y a une spiritualité AGNOSTIQUE qui ne sait ce qu’il advient de ce souffle (autre nom de l’âme) une fois le corps éteint (léger et bref prolongement possible ? ), une spiritualité ATHEE qui pense que le souffle de vie s’éteint nécessairement avec le corps et qu’il est dans son développement concret fonction de la société dans laquelle on vie, et une spiritualité CROYANTE qui pense que l’âme continue de vivre après la mort. Thématique de l’enfer ou du paradis . Certaines croyances imaginent l’âme s’investir dans un autre corps pour l’animer.

3 - PLURALITE des lectures : si le principe de lecture est adopté (par les autorités pédagogiques et éducatives) :

Lire la Bible ok (si le principe de lecture est adopté), mais alors lire aussi des passages des autres grands textes religieux. Autre problème immédiat : Peux-ton se contenter des seuls textes religieux à une époque ou l’athéisme existe ? Il n’y a aucune raison de délaisser les textes philosophiques explicitement athées.

4 - La question du STATUT de ces textes et de la VERITE à dire aux élèves.

A minima, ne faut-il pas dire que la Bible n’est pas reconnu de tous les historiens. Qu’il existe plusieurs documents, certains étant marginalisés, etc …

5 - La question de la COMPETENCE  :

Les enseignants ont-ils un bagage intellectuel suffisant pour aborder toutes les religions, pour dire ensuite quelques propos sérieux et pédagogiques sur des philosophies athées ?

Christian Delarue

« Qu’est-ce que l’âme ? A cette question, Aristote avoue d’emblée ne pas savoir répondre, et doute même qu’on puisse y répondre de façon satisfaisante. » /// »Ce n’est pas l’âme qui vit dans un corps, c’est l’âme qui fait vivre un corps. »

cf D Demange in La « définition » aristotélicienne de l’âme | Cairn.info
https://www.cairn.info/revue-le-philosophoire-2003-3-page-6…

Retenons que l’âme c’est le souffle de la vie dans le corps. Le souffle de la vie ressemble à la pulsion - de vie dite Eros - qui ne plane pas au-dessus du corps mais qui lui est profondément lié. Pour ma part, sur la question de l’intériorité je renvoie à la distinction d’Eros et de Thanatos à la suite d’Eric Fromm.


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