Laïcité et radicalisation Y Droumaguet

dimanche 14 janvier 2018
par  Amitié entre les peuples
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Laïcité et radicalisation

Par Yvan Droumaguet, philosophe et essayiste.

Selon les représentants des cultes religieux récemment reçus à l’Élysée, le chef de l’État leur aurait fait part de sa « vigilance » face au risque d’une « radicalisation de la laïcité », ajoutant que, si la République était laïque, la société ne l’était pas.

Le terme de radicalisation est, depuis quelques années, familier et désigne particulièrement un islam intégriste et extrémiste alimentant la violence terroriste. Retour à de prétendues racines et à un fantasme de pureté, ce fondamentalisme est un mélange de fanatisme et de superstition.

Dans son Traité théologico-politique, Spinoza mettait déjà en garde contre la soumission à « ce qui n’est que la lettre et l’image de la parole divine ». Cette soumission qui abolit toute liberté du jugement, « ce n’est point là de la piété, c’est de la démence pure ».

Y aurait-il donc un danger de radicalisation en ce qui touche la laïcité ? Ce propos met sur un même plan des croyances religieuses et la laïcité, confusion regrettable puisque la laïcité n’est pas une croyance parmi d’autres mais un principe. C’est un principe républicain inscrit dans la Constitution parce qu’inséparable de la liberté et de l’égalité. Sous le titre Principes, la loi de 1905 dite de séparation des Églises et de l’État énonce, dans son article 1er, que « la République assure la liberté de conscience ».

La liberté de conscience est, d’abord, un droit à ne pas confondre avec la seule liberté religieuse, le droit d’avoir ou pas une croyance religieuse. Mais une conscience vraiment libre est une conscience qui parvient à s’émanciper des contraintes, des préjugés et de l’obéissance craintive aux traditions.

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