La critique blasphématoire oui, celle diffamatoire des personnes non !

dimanche 25 octobre 2015
par  Amitié entre les peuples
popularité : 14%

La critique blasphématoire oui, celle diffamatoire des personnes non !

Aux adeptes de Pierre Tévanian, je fais remarquer que si la « haine de la religion » peut être bête, la haine des personnes est bien pire et condamnable.

OO

Au MRAP, beaucoup plus qu’à ATTAC, il faut compter sur la calomnie, le dénigrement, la persécution et même la pure et simple diffamation. Y compris sur Médiapart. D’ailleurs une certaine abonnée s’y prend à plusieurs fois pour salir autrui (malgré les suppressions de billets). En ce cas les commentaires ne font pas dans la dentelle. Ils glissent du côté de la pente du dénigrement, de l’insulte, de la diffamation. Comme le dirait Fromm auteur d’un épais volume sur « La passion de détruire », plus on reste dans cette pente et plus on tombe dans la régression, la réaction, la haine d’un bouc émissaire.

D’ou vient cette volonté de diffamer ? On va sortir de ce « cas » de peu d’intérêt. Ce n’est pas la première fois (hélas) et probablement pas la dernière. Les pseudonymes y aident.

Au moment de la mort de Chavez je pense à ce qu’a pu supporter ce Président, qui a été le plus diffamé des Présidents. Dans le MRAP, il y a eu aussi M Aounit ou G Kerforn ou R Le Mignot et moi-même, (parfois depuis des sites à l’étranger). Bref, de penser à cela peut aider à relativiser...

La diffamation vient souvent de ceux qui veulent se montrer raciste sans souci. Elle vient aussi de celles et ceux qui n’apprécient pas la critique blasphématoire de la religion. Ils en arrivent alors à faire bien pire que du blasphème en pratiquant la diffamation grave des personnes, et non la « diffamation »(sic) des religions ou de fétiches abstraits.

Eviter de passer de la critique blasphématoire à la critique diffamatoire est un enjeux de civilisation.

OO

Le blasphème est possible et légal, pas la diffamation.Pourquoi ? La critique blasphématoire ne porte aucunement contre les croyants. Il s’agit d’une critique des oppressions pas des personnes.

Que certains s’emploient à dépasser cette critique à des fins racistes est non seulement possible mais même vrai. Les exemples ne manquent pas. Mais il ne faut pas confondre ceux qui usent du blasphème sans aucune dérive raciste avec ceux dont l’objectif est fondamentalement de stigmatiser tous les croyants d’une religion à partir d’une critique virulente de leur croyance. Toutes les croyances ne sont pas respectables, mais les individus qui y croient le sont. C’est une question de dignité humaine à respecter.

La critique blasphématoire porte contre les religions, ses normes et ses pratiques, et bien souvent seulement contre les excès des religions. Ce qu’elles portent d’obscurantisme ou d’oppression.

La distinction les dispositifs aliénants et surplombants des humains fait parti de la critique de la réification de l’humain. La critique blasphématoire est une critique de libération qui vise la défétichisation des dispositifs surplombants. Leur désacralisation. Ils sont rabaissés à hauteur d’humains et les humains sont relevés. Il s’agit d’un processus d’émancipation, de libération.

Si la religion ne prétendait pas à imposer son discours aux jeunes enfants en position de faiblesse critique - je peux expliquer dans le détail cette façon de soumettre les jeunes individus via divers rituels - ainsi parfois qu’à toute la société croyants et non croyants, et ce par simple position de surplomb, cette critique défétichisante n’aurait pas lieu d’être. Elle ne porterait pas. Si elle vise juste c’est bien qu’il existe au sein des religions des esprits intolérants et dogmatiques et même des individus particulièrement autoritaires.

La critique blasphématoire des fétiches religieux (ou non) n’est pas critique diffamatoire des personnes.

Christian DELARUE

2 avril 2013 sur Médiapart