MRAP Stop au Font national porteur d’une idéologie qui génère comportements et propos racistes

mercredi 6 novembre 2013
par  Amitié entre les peuples
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MRAP

Stop au Font national
porteur d’une idéologie qui génère comportements et propos racistes
à l’encontre des populations les plus dépréciées

Le MRAP affirme que le FN constitue le terreau majeur sur lequel se greffe
le racisme le plus abject qui fait dire aux moins prudents d’entre ses
membres pour reprendre les propos de la ministre « les Noirs dans les
branches des arbres, les Arabes à la mer, les homosexuels dans la Seine, les
Juifs au four et ainsi de suite. »

La candidate FN - qui a choisi de comparer Christiane Taubira à un singe -
est un produit du FN, cultivé dans les serres idéologiques de ce parti.
Marine Le Pen a beau tenter de le farder d’un semblant de dédiabolisation, à
la première occasion le « rimmel » ne peut que couler, laissant apparaître
le visage hideux du racisme le plus abject.

Au-delà du message de cette militante du FN, la banalisation des idées
racistes se manifeste de façon pathétique quand on a vu une simple fillette
brandir une banane en direction de la même Mme Taubira, avec les mots « pour
la guenon ». Quelle ambiance sociale ou familiale peut ainsi amener des
enfants à s’amuser de telles ignominies ?

On ne peut que rapprocher ces événements des incidents insupportables qui -
hélas de longue date - émaillent d’innombrables matchs de football, partout
en Europe. Les joueurs à la peau noire n’en peuvent plus de subir
l’ignominie des cris de singe et des jets de bananes.

Le MRAP appelle responsables politiques et citoyens à poursuivre sans
relâche la double action qu’il a lui-même choisi de mener :
-  répression légale impitoyable de celles et ceux qui choisissent de
véhiculer sciemment les idées racistes,
-  action infatigable d’éducation citoyenne à l’égard de celles et ceux
qui acceptent de se laisser « décomplexer » pour mieux céder aux réflexes
les plus primaires d’un racisme biologique, qu’on croyait relégué au rang de
vestige du passé.

Paris, 6 novembre 2013