Deux racismes et chacun sa « racaille » : celle de Dieudonné n’est pas celle de Zemmour. C Delarue

lundi 5 avril 2010
par  Amitié entre les peuples
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Deux racismes et chacun sa « racaille » : celle de Dieudonné n’est pas celle de Zemmour.

* Pour Zemmour la racaille d’en-bas est arabe et noire pour Dieudonné la racaille d’en-haut est juive.

1-Pour Zemmour lire : Le beauf Zemmour : son passage de la race au racisme.

2 -Pour Dieudonné : « Les gros délits, en prison... ce sont plutôt des juifs »

En écho aux propos hautement polémiques de Eric Zemmour, Dieudonné renchérit expliquant que selon lui pour les gros délits, « genre Madoff et compagnie », ce sont plutôt les juifs qui sont poursuivis.

http://www.rmc.fr/editorial/106871/dieudonne-les-gros-delits-en-prison-ce-sont-plutot-des-juifs/

En citant Maître Eolas nous avions remarqué il y a peu que la grande délinquance d’affaire, celle qui ne vole pas des vélos mais des milliards n’était pas arabe ni noire mais majoritairement blanche (et masculine). Mais comme on ne sort pas de la pensée raciste par une simple inversion du stigmate raciste nous avions alors dit que "précisément l’approche raciale/raciste ne dit jamais la vérité d’un processus. Elle en reste à l’apparence des choses. L’impérialisme n’est pas blanc, il n’est même pas à strictement parlé occidental car il est largement le fait de la seule classe dominante des pays du nord. On y ajoute une large fraction de la classe politique dirigeante et la vérité est dite !

Lire : Il n’y a qu’un arabe dans l’affaire Clearsteam !

* Dans l’hiver de la crise, la pensée brune avance !

C’est peu de dire que le racisme n’est pas une bonne réponse à la crise économico-sociale qui frappe le pays et la planète. Le racisme détourne toujours la pensée et l’action du chemin de l’émancipation. Les dispositifs d’oppression et de domination ne sont pas dévoilés par le racisme. De plus le racisme, outre l’aliénation humaine qu’elle produit, n’est pas une opinion mais un délit, du moins en France.

Le problème est aussi que les médias font leur choux gras avec les beaufs qui ont une vision raciste du monde. Comme si les penseurs n’intéressaient pas le peuple. Et quand le racisme n’est pas avéré, alors ce sont des orateurs « à la limite », toujours prêt à la stigmatisation, avec des insinuations à connotation raciste, qui font de l’audience.

Faut-il y voir une admiration populaire ce ceux qui ne disposent pas ordinairement des moyens d’expression à l’égard de ceux qui maîtrisent bien le « verbe » et la mise en scène. Mais qui se satisfait de cette qualité si le fond est absent ! Après tout Le Pen dispose d’un indéniable talent de tribun mais cela ne fait pas de lui un personnage recommandable pour le gouvernement de la cité. Bref, les valorisations de ces coups tordus tendraient à faire croire que le peuple aime les « grandes gueules » et les bon coups ! C’est faux pour l’immense majorité. Mais avec le sarkozysme régnant cela pourrait devenir vérité. On reprochera alors au MRAP de donner dans la « bienpensance » (sic) ou dans le « politiquement correcte » ! Comme si penser droit n’était pas une vertu citoyenne, un idéal à forger. Oh personne n’a le monopole de la pensée juste. Rien d’acquis puisque la tâche est toujours à perfectionner, entretenir, à reprendre.

Christian Delarue