Avec les gilets jaunes sans communautarisme. Christian DELARUE

mercredi 2 janvier 2019
par  Amitié entre les peuples
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Avec les gilets jaunes sans communautarisme.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article160877

https://altermd.blogspot.com/2019/01/avec-les-gilets-jaunes-sans.html

http://amitie-entre-les-peuples.org/Avec-les-gilets-jaunes-sans-communautarisme-Christian-DELARUE

Parce que nombre de gilets jaunes portent massivement des revendications sociales (« plus pour en-bas, moins pour en-haut ») et démocratiques (RIC) qui ne sont pas prises en compte, depuis fort longtemps, par les élus de droite (c’est normal) ou de gauche modérée (de Mitterrand 83 à Hollande), nombre de personnes, pas forcément des classes sociales modestes (de 0 à 2 smic), les soutiennent sans communautarisme.

I - SANS COMMUNAUTARISME

- Communautarisme, forme de racisme

On peut se sentir profondément solidaire d’un groupe humain sans pour autant tout admettre de ce groupe. Surtout des plus réacs ! Les communautaristes soutiennent tout le groupe y compris les réactionnaires. C’est contestable, détestable souvent ce procédé !

Les communautaristes de la nation se disputent avec les communautaristes des minorités. Dans les deux cas il y a, d’une certaine façon, d’une part « procédé de racisation » et d’autre part « couverture des éléments réactionnaires qui peuvent ainsi continuer d’agir ».

- Refuser les réactionnaires sans généraliser.

Dans tout groupe humain on trouve des réactionnaires, des amoureux de la hiérarchie, des inégalités entre hommes, entre hommes et femmes, infériorisant et stigmatisant tantôt les ouvriers et employés trop peu travailleurs (cf « bras cassés » 1994) sous prétexte économique (efficacité) ou de « mérite » ou autre idéologie proto-capitaliste à la Spencer (darwinisme social bien porté par le néolibéralisme) , tantôt les homosexuel.les ou les trans, LGBTQI, etc, etc.

Exemple : Dans nombre de « communauté » religieuse large, on trouve un secteur variable de ce qu’on appelle les intégrismes religieux : Fraction des Évangélistes et pentecôtistes en Amérique du nord et du sud, Musulmans intégristes, Catholiques intégristes aussi. On peut très bien soutenir ou du moins avoir des relations avec les éléments progressistes et refuser les éléments réactionnaires qui viennent grossir les rangs d’un contre-mouvement social et transnational. Il en est de même pour les gilets jaunes.

II - EN DEFENSE DES GILETS JAUNES

- Une défense sélective du peuple d’en-bas

Nous défendons les gilets jaunes qui bousculent l’ordre dominant oppresseur et nous refusons les gilets jaunes qui s’incrustent à cette mouvance d’en-bas pour diffuser leur racisme et leur xénophobie sans se soucier réellement de la question des « fins de mois difficiles » qui n’est qu’une accroche pour entrer dans un groupe.

- Non au racisme anti-gilets jaunes

Sur Mediapart certains (dont Lancêtre) , photos à l’appui, laisse entendre sans preuve (car ce n’est pas possible aujourd’hui) que ces éléments (qui existent et que nous combattons aussi) formeraient la quasi-totalité du mouvement ou de la mouvance gilet jaune, que ce serait donc qu’un contre-mouvement réactionnaire, voire fasciste (débat sur le fascisme). C’est faux !

Nous pensons qu’il s’agit d’un racisme anti-gilet jaune. On en saurait insulter tout un groupe humain à partir du comportement ou de l’idéologie mortifère d’une fraction de ce groupe.

- Un anti-racisme du bloc d’en-haut

Ces méthodes pseudo anti-racistes servent les puissants. Car on peut (et on doit) critiquer les racistes sans généraliser . La généralisation est un mécanisme fautif pour un antiraciste ! Cela peut sans doute arriver à tout le monde ! Ne soyons pas élitiste ! Mais il convient de s’en prémunir !

On trouve ici une sorte d’antiracisme politique d’un autre type, bien en appui du Marcronisme et derrière Macron de la Star-up nation ou de l’Entreprise-France et de ses « premiers de cordée », ce que fustige les gilets jaunes à bon droit.

Christian DELARUE