Syndicalisme anti-campiste à défendre . Christian Delarue & Serge Le Quéau (syndicalistes)

vendredi 4 septembre 2020
par  Amitié entre les peuples
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Syndicalisme anti-campiste à défendre.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article163828

En cet anniversaire de la mort (assassinat) de Léon Trotski il y a 80 ans au Mexique (Coyoacan), formulons une brève conception du syndicalisme qui vient, assurément mais avec des linéaments compliqués, d’une compréhension de ce qu’il a laissé comme outil collectif de luttes d’émancipations transnationales.

- Défendre la vie des dominé.e.s partout.

Comme on peut être ANTIRACISTE (universaliste) strictement non campiste - ce n’est pas toujours facile mais faisable - face à des positionnements antiracistes biaisés car selon le schème dominant vous tendez à être soit pro-Israel soit pro-Etats arabes ou pro-Etats musulmans, on peut AUSSI être SYNDICALISTE en défense du monde du travail PARTOUT. Etre syndicaliste partout, sans considération de camp politique, donc aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest, au Sud qu’au Nord, c’est défendre les travailleurs et travailleuses salariées et même plus largement défendre celles et ceux d’en-bas, c’est à dire les classes populaires modestes et plus largement le peuple-classe 99%.

Ce syndicalisme, dit non campiste , connaîtra des variétés normales de positions concrètes qui justifient nécessairement le débat syndical. Et puis il importe de s’adapter aux conditions concrètes de la lutte des classes.

Une FEMINISTE sera, à priori, contre le viol et les violences sexistes partout, de façon transnationale, sur la planète même si les modalités de cette lutte peuvent varier car certains pays sont moins avancés que d’autres pour reconnaitre aux femmes des droits égaux aux hommes, des libertés aux femmes, aux lesbiennes, etc. Il n’empêche que partout il y a des oppressions sexistes. Aucun pays n’y échappe. Il y a des débats : toutes ne sont pas par exemple contre la prostitution alors que cela s’analyse comme un viol avec un prix payé.

- Antiraciste partout, Féministe partout, SYNDICALISTE partout aussi !

En Chine ou en Russie ou aux Etats-Unis les régimes politico-économiques sont très différents, et les droits reconnus pour le syndicalisme aussi, mais il y a toujours besoin de syndicats soit du fait de l’activité prédatrice des classes capitalistes dominantes, soit des castes bureaucratiques dominantes (au plan politique) ainsi que de l’activité des groupes économiques dominants avec des grands patrons puissants et richement payés qui défendent les inégalités, qui mènent des politiques d’austérité et de travaillisme (faire travailler plus celles et ceux qui travaillent déjà) contre le salariat ou les peuples.

On peut sans doute défendre autrement cette position, l’amender, la développer, il n’en reste pas moins qu’il y a bien besoin partout de syndicalistes de défense et promotion des travailleurs et travailleuses des 99% d’en-bas. Aucun pays ne peut s’en passer !

- Et le souci de l’ECOLOGIE ?

Il n’efface pas la question sociale, il la repose juste différemment : défendre la vie (contre la logique de profit, de productivisme et de travaillisme) de chaque peuple-classe 99% (dont les travailleurs et travailleuses salariées) et de l’humanité-classe contre la Caste mondiale dominante c’est aussi défendre chaque personne dominée aussi bien dans son cadre social (rapports sociaux divers) que dans un écosystème à considérer (rapport à la nature). L’alternative est alors de passer à l’écosocialisme ( (cf M Lowy ou D Tanuro).

L’autre aspect, c’est qu’un syndicaliste ne saurait avoir un regard borné à la situation de son pays même si l’essentiel de son activité syndicale s’y mène. L’internationalisme solidaire d’en-bas fait parti du bagage nécessaire de tout syndicaliste.

- Position complémentaire :

Le nationalisme est une forme de communautarisme qui comme tout communautarisme masque les rapports sociaux de domination, dont celui de la classe dominante économico-politique. La mise en communauté qu’elle soit ethnique ou religieuse ou même citoyenne (citoyennisme) consiste à homogénéiser et mélanger les progressistes qui veulent l’application des DESC (droits économiques, sociaux et culturels), la justice sociale, la baisse des inégalités sociales et les réactionnaires qui veulent eux maintenir et même aggraver via des positions de pouvoir, des inégalités économiques et sociales diverses, notamment au profit de l’entrepreneur capitaliste. La nation va jouer alors le rôle d’englobant, comme d’ailleurs l’entreprise, pour cacher la classe dominante ou la caste dominante qui pourtant mène les politiques d’exploitation de la force de travail .

Aucun pays sur la planète n’échappe à la formation d’un élite en lien avec le capitalisme financier globalisé. Il y a néanmoins des spécificités à connaitre et reconnaître du fait de l’existence d’élites progressistes agissant en lien avec leur peuple ou fraction de peuple.

En ce mois d’aout 2020, nous disons Bas-les-pattes à l’égard du Belarus. Soutien aux forces d’un socialisme non capitaliste, non patriarcal, démocratique, avec liberté d’expression mais fermeté maintenue face à la « liberté d’entreprendre pour le profit ». Refus de tout impérialisme, de l’Ouest comme de l’Est. Le reste est question d’analyse et de connaissance du réel.

Christian Delarue & Serge Le Qeau (syndicalistes)

SYNDICALISTE - ANTIRACISTE - ANTISEXISTE (juin 2020) - Amitié entre les peuples
http://amitie-entre-les-peuples.org/SYNDICALISTE-ANTIRACISTE-ANTISEXISTE


Brèves

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