« Le matérialisme dialectique » d’Henri Lefebvre

lundi 4 février 2013
par  Amitié entre les peuples
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« Le matérialisme dialectique » d’Henri Lefebvre

L’ouvrage « Le matérialisme dialectique » (1940 réédité) d’Henri Lefebvre a le mérite de mettre en valeur l’apparition chez Marx de la méthode dialectique insérée dans un cadre analytique matérialiste.

Dans son avant-propos il précise qu’il s’agit de distinguer une déviation dogmatique d’un usage formel du matérialisme tel qu’il mis en oeuvre par le stalinisme.

Ce livre est divisé en deux parties : La contradiction dialectique et la production de l’homme.

Avec les Manuscrits de 1844 puis l’Idéologie allemande on peut dire avec Marx que les hommes font l’histoire. Marx, à la suite de la critique de Feuerbach montre qu’un matérialisme historique permet de mettre en valeur que la lutte de classe est une force agissante de l’histoire. Mais ce matérialisme ne dit rien de plus à ce stade.

La lettre de janvier 1858.

La découverte de la dialectique chez Hegel par Marx en janvier 1858.
« J’ai fait de jolies trouvailles » en feuilletant « La logique de Hegel » ecrit-il à Engels dans une lettre à Engels du 14 janvier 1858. Marx va dégager la dialectique de Hegel de ses éléments mystificateurs. Il va relié la forme et le contenu ou plus précisément la méthode dialectique a une analyse matérialiste de la société et de l’histoire.

Karl Marx écrit, dans sa lettre du 14 janvier 1858 par laquelle il rend compte de son travail préparatoire à la rédaction du « Capital » : « Dans la méthode d’élaboration du sujet, quelque chose m’a rendu grand service. J’avais refeuilleté, et pas par hasard, la « Logique » de Hegel. (…) Si jamais j’ai un jour du temps, j’aurais grande envie de rendre en un ou deux grands placards d’imprimerie accessible aux hommes de sens commun le fond rationnel de la méthode que Hegel a découverte, et en même temps mystifié. »

« Sous sa forme rationnelle, la dialectique n’est, aux yeux de la bourgeoisie et de ses théoriciens, que scandale et horreur, parce que, outre la compréhension positive de ce qui existe, elle englobe également la compréhension de la négation, de la disparition inévitable de l’état des choses existant ; parce qu’elle considère toute forme sous l’aspect du mouvement, par conséquent aussi sous son aspect transitoire ; parce qu’elle ne s’incline devant rien et qu’elle est, par son essence, critique et révolutionnaire. »

Sur la seconde partie du livre.

La conscience et la nature.
H Lefebvre écrit (p127) La conscience la plus haute est une conscience de l’homme dans la nature, en tant que différente de lui, mais conditionnant son existence. La conscience supérieure de l’homme n’est donc ni une conscience des instruments techniques, ni une pure conscience de soi en tant que subjectivité extérieure à la nature.

L’homme total (p145) :
L’homme est à l’origine un humble fragment de la nature, un être biologique faible et nu entre tous. Cet être si faible engage audacieusement la lutte ; il devient une « essence » séparée de l’existence naturelle, à la fois vulnérable et puissante. La Séparation est fondamentale : l’homme n’est plus et ne peut plus être la nature ; et cependant, il n’est qu’en elle et par elle.

Christian DELARUE


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