Le Pen et Fillon inquiètent les magistrats - M Deléan

jeudi 20 avril 2017
par  Amitié entre les peuples
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Le Pen et Fillon inquiètent les magistrats

20 avr. 2017 Par Michel Deléan - Mediapart.fr

Aux prises avec les juges, Marine Le Pen et François Fillon ne cachent pas leur intention de régler des comptes, si l’un ou l’autre était élu à la présidence de la République. Les magistrats s’en inquiètent, autant pour la justice que pour leur métier.

C’est un regrettable précédent. Pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, deux candidats à l’élection présidentielle (et pas des moindres) sont aux prises avec la justice. Marine Le Pen a, le 10 mars, refusé de se rendre à la convocation des juges d’instruction parisiens qui voulaient la mettre en examen dans l’affaire des salariés du FN payés par le Parlement européen, comme elle avait refusé de se rendre à la police judiciaire le 22 février. La candidate d’extrême droite a excipé de son immunité de députée européenne et invoqué la trêve électorale, alors qu’elle-même, son parti et certains de ses proches sont actuellement visés par cinq enquêtes judiciaires.

Quant à François Fillon, il a été mis en examen le 14 mars (pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de biens sociaux et manquement aux obligations déclaratives à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique), à la suite de quoi, il a dénoncé un « assassinat politique », attaqué le parquet national financier, et a refusé de répondre aux questions des juges d’instruction.

Marine Le Pen comme François Fillon sont donc l’un et l’autre sérieusement soupçonnés d’avoir commis des faits pénalement répréhensibles. Si l’un des deux était élu, il bénéficierait d’une immunité présidentielle qui reviendrait à geler toute poursuite ou acte d’enquête le visant personnellement pendant la durée du mandat (cinq ans). Il serait également, selon la Constitution, le « garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire ».

En privé, certains magistrats cauchemardent déjà en imaginant Marine Le Pen ou François Fillon assister, avec une moue dédaigneuse et hautaine, à l’audience solennelle de rentrée de la Cour de cassation, comme Nicolas Sarkozy à l’époque des « petits pois »... « Je ne comprends pas comment certains collègues peuvent voter pour un candidat malhonnête », confie un magistrat financier, qui craint pour ses conditions de travail si le pire venait à survenir. Car chacun des deux candidats aux prises avec les juges a annoncé –
à mots plus ou moins couverts – son intention de réformer la justice ou de régler quelques comptes s’il devait être élu.

https://www.mediapart.fr/journal/france/200417/le-pen-et-fillon-inquietent-les-magistrats


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