Accueil > Antisexisme - Féminisme > Droits ans la société civile > Hors travail > Vie privée : Libre sexualité > Sauvegarder « les valeurs traditionnelles » au détriment des droits humains, (…)

Sauvegarder « les valeurs traditionnelles » au détriment des droits humains, des droits des femmes ! Pétition

dimanche 8 avril 2012, par Amitié entre les peuples

Voici une initiative à soutenir contre la mise en avant des « valeurs traditionnelles » aux dépends des droits humains et des libertés fondamentales des femmes !

Quelques extraits :

Nous revendiquons avec force que tous les gouvernements et la communauté internationale rejettent toute tentative pour invoquer des valeurs ou des morales traditionnelles pour porter atteinte aux droits humains garantis par le droit international, ou limiter sa portée. Des considérations de coutumes, de tradition ou religieuses ne peuvent pas être tolérées pour justifier la discrimination et la violence contre les femmes et les filles, qu’elles soient commises par les autorités d’état ou par des acteurs non-étatiques.

il est alarmant que certains gouvernements aient évoqué des soi-disant valeurs « morales » pour refuser aux femmes la santé et les droits sexuels et reproductifs. Les droits sexuels et reproductifs sont une partie cruciale et fondamentale de la jouissance complète des femmes de tous les droits ainsi que faisant partie intégrante de l’égalité, du développement et de la justice sociale de genre. Des morales sociales et religieuses et des valeurs patriarcales ont été employées pour justifier des violations contre les femmes

Merci à vous de soutenir cette initiative en signant la pétition,

Christine

DECLARATION D’ORGANISATIONS FEMINISTES ET DE FEMMES SUR LE RESULTAT TRES LIMITE ET PREOCCUPANT DE CSW 56

https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dEtJcGNUbExLNExreTh2UHpHai1QRFE6MQ#gid=0

APPEL A L’ACTION : Click here to add your name to the endorsements (Cliquez ici pour ajouter votre nom à l’adhésion)

Date limite : 5 avril 2012

Ce mois-ci la Commission de l’ONU sur le statut des femmes s’est abstenu d’adopter les conclusions acceptées à sa 56e session sous prétexte de sauvegarder les « valeurs traditionnelles » aux dépens des droits humains et des libertés fondamentales des femmes.

Avec notre partenaire féministe et des organisations des droits des femmes, nous disons NON à toute réouverture des négociations sur les accords internationaux déjà adoptés sur les droits humains des femmes et appelons tous les gouvernements à démontrer leur engagement à promouvoir, protéger et remplir les droits humains et les libertés fondamentales des femmes.

Nous avons indiqué nos préoccupations dans la déclaration ci-dessous, que nous soumettrons aux états-membres de l’ONU, à la CSW et aux autres entités concernées des droits humains de l’ONU.

Merci de votre soutien.

Le Forum de l’Asie du Pacifique sur les Femmes, le Droit et le Développement (APWLD)

L’Association pour les droits des femmes dans le développement (AWID)

La Coalition internationale de la santé des femmes (IWHC)

L’action international de surveillance des droits des femmes, Asie du pacifique (IWRAW ASIA PACIFIC)

Femmes vivant sous le droit musulman/La violence n’est pas notre campagne de culture

DECLARATION D’ORGANISATIONS FEMINISTES ET DE FEMMES SUR LE RESULTAT TRES LIMITE ET PREOCCUPANT

DE LA 56e SESSION DE LA COMMISSION DE L’ONU DU STATUT DE LA FEMME

Nous, les soussignées organisations et individualités du monde entier sommes alarmées et désappointées que la Commission de l’ONU sur le statut des femmes (CSW) se soit abstenue d’adopter des conclusions acceptées à sa 56e session. Cette abstention a diminué le travail, l’énergie, le temps et les coûts considérables que des femmes du monde entier ont investis pour la 56e session de la CSW. L’avancement des droits humains des femmes ne devrait pas être mis en attente à cause de batailles politiques entre les états. Nous disons NON à toute réouverture de négociations concernant les accords internationaux déjà établis sur les droits des femmes et appelons tous les gouvernements à démontrer leur engagement à promouvoir, protéger et remplir les droits humains et les libertés fondamentales des femmes.

Nous sommes particulièrement préoccupées d’apprendre que nos gouvernements n’aient pas réussi à trouver un consensus en se basant sur la sauvegarde de « valeurs traditionnelles » aux dépens des droits humains et des libertés fondamentales des femmes. Nous rappelons aux gouvernements que tout état-membre des Nations Unies a accepté que « les droits humains des femmes et des petites filles sont une part inaliénable, intégrale et individuelle des droits humains universels » comme cela a été adopté par la Conférence mondiale sur les droits humains, à Vienne en 1993. Les gouvernements ne doivent pas trouver des excuses à n’importe quel argument de tradition, de culture ou de religion qui refuse des droits humains et des libertés fondamentales à quiconque. Après plus de 60 ans depuis que la Déclaration universelle des droits humains (UDHR) a été adoptée par l’ONU, la relation entre les valeurs traditionnelles et les droits humains restent hautement contestées. Nous affirmons que la UDHR est non seulement « une norme commune de réalisation pour tous les peuples et toutes les nations » mais une norme commune d’évaluation de toutes les valeurs traditionnelles. La UDHR est une incarnation des valeurs traditionnelles positives qui sont suivies universellement par cette communauté de nations et sont compatibles avec la dignité inhérente à tout être humain. Nous rappelons aux gouvernements que dans la Charte des Nations Unies, l’égalité de genre a été proclamée comme un droit humain fondamental. Des états ne peuvent pas transgresser la Charte de l’ONU en décrétant ou en forçant des lois discriminatoires directement ou par des tribunaux religieux ni ne peuvent permettre que tout autre acteur ou groupe impose son programme religieux fondamentaliste en violation de la Charte de l’ONU.

« Personne ne peut invoquer la diversité culturelle pour empiéter sur les droits humains garantis par le droit international, ni limiter sa portée. Toutes les pratiques culturelles ne sont en accord avec le droit international des droits humains et, bien qu’il ne soit pas toujours facile d’identifier exactement quelles pratiques culturelles sont contraires aux droits humains, l’effort doit toujours être de modifier et/ou d’écarter toutes les pratiques poursuivies au nom de la culture qui entravent la jouissance des droits humains de tout individu ». (Déclaration de Ms. Farida Shaheed, l’experte indépendante dans le domaine des droits culturels, au Conseil des droits humains lors de sa 14e session, le 31 mai 2010.)

Parmi d’autres choses, il est alarmant que certains gouvernements aient évoqué des soi-disant valeurs « morales » pour refuser aux femmes la santé et les droits sexuels et reproductifs. Les droits sexuels et reproductifs sont une partie cruciale et fondamentale de la jouissance complète des femmes de tous les droits ainsi que faisant partie intégrante de l’égalité, du développement et de la justice sociale de genre. Des morales sociales et religieuses et des valeurs patriarcales ont été employées pour justifier des violations contre les femmes. La violence contre les femmes, la coercition et la privation de protections légales et autres des femmes, le viol marital, les crimes d’honneur, la préférence pour le fils, la mutilation génitale féminine, la « dot » ou « le prix de l’épouse » les mariages forcés et précoces et les « viols correctifs » de lesbiennes, de bisexuels, de transgenres et de personnes intersexuées ont tous été justifiés par référence aux « valeurs traditionnelles ».

Nous rappelons aux gouvernements que la CSW est le principal organe global pour faire de la politique dédiée exclusivement à l’égalité de genre et à l’avancement des femmes avec le seul objectif de promouvoir les droits des femmes dans les domaines politiques, économiques, civils, sociaux et d’éducation. Son mandat consiste à assurer la pleine application des accords internationaux existants concernant les droits humains des femmes et l’égalité de genre comme cela se trouve dans la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes, la Déclaration et programme d’action de Vienne, la Déclaration sur l’élimination de la violence contre les femmes, la Déclaration et la plateforme d’action de Pékin et la Conférence internationale sur le programme d’action sur la population et le développement ainsi que d’autres lois internationales humanitaires et de droits humains.

Nous revendiquons avec force que tous les gouvernements et la communauté internationale rejettent toute tentative pour invoquer des valeurs ou des morales traditionnelles pour porter atteinte aux droits humains garantis par le droit international, ou limiter sa portée. Des considérations de coutumes, de tradition ou religieuses ne peuvent pas être tolérées pour justifier la discrimination et la violence contre les femmes et les filles, qu’elles soient commises par les autorités d’état ou par des acteurs non-étatiques. Nous insistons, en particulier, auprès des gouvernements pour que la santé et les droits humains de filles et de femmes soient assurés et réaffirmés à la prochaine Commission sur la population et le développement et à la Conférence internationale sur le développement durable (Rio+20). N’importe quelles négociations internationales futures doivent aller dans le sens de politiques et de programmes qui assurent les droits humains des filles et des femmes.

Nous appelons les états-membres de l’ONU et les différentes entités de droits humains et de développement de l’ONU à reconnaître et à soutenir le rôle important des groupes et des organisations de femmes qui travaillent à l’avant-garde de la contestation des valeurs et des pratiques traditionnelles qui sont intolérantes pour les normes, les standards et les principes fondamentaux des droits humains.

Le Forum de l’Asie du Pacifique sur les Femmes, le Droit et le Développement (APWLD)

L’Association pour les droits des femmes dans le développement (AWID)

La Coalition internationale de la santé des femmes (IWHC)

L’action international de surveillance des droits des femmes, Asie du pacifique (IWRAW ASIA PACIFIC)

Femmes vivant sous le droit musulman/La violence n’est pas notre campagne de culture

Si vous avez des questions ou désirez plus d’informations, contactez Misun Woo : misun apwld.org.

— 

Pamela Almeida
Secrétaire
GAMS Belgique
Rue Traversière, 125 - 1210 Bruxelles
Tél : 02/219.43.40 - Fax : 02/217.82.44
www.gams.be – info gams.be