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SOUS LE 1% d’EN-HAUT : Sous-bourgeoisie haute et sous-bourgeoisie basse
mardi 30 décembre 2025, par
SOUS LE 1% d’EN-HAUT : Sous-bourgeoisie haute et sous-bourgeoisie basse
Evoquant souvent un « peuple-classe 99% » , dans un cadre altermondialiste, et encore dans deux conférences à Moulins et Vichy cette année 2025, et le cri accusateur du « nous sommes les 99% » de 2011 contre le 1% de Wall Street puis par élargissement au-delà des Etats-Unis contre la finance mondiale , on me fait remarquer parfois qu’il existe une « sous-bourgeoisie » et que le clivage serait plus les 90% d’en-bas que les 99%. Je continue de poser un rapport classiste entre les détenteurs de richesse financière (en plus d’autres propriétés) et l’ensemble des classes sociales dominées - y compris la fraction dite « dominée-dominante » - rassemblées sous le concept de peuple-classe 99%. Mais ce n’est pas pour autant que j’ignore l’existence d’une sous-bourgeoisie bien que cette catégorie puisse être problématique. Qu’elle soit floue et problématique n’est un problème que lorsqu’on l’ignore de façon dogmatique.
Peuple-classe comme concept marxiste et syndicaliste d’alliance des classes peut notamment être confondu avec peuple social, soit peuple en tant qu’objet pensé par les élites pour des politiques « sociales » précises. Renvoi ici à de très nombreuses contributions depuis 20 ans.
https://www.facebook.com/peupleclasse.peuplesocial
Le terme « sous-bourgeoisie » est apparu, pour désigner les cadres salariés aisés, propriétaires de biens immobiliers (résidence principale entièrement payée à la banque et parfois résidence secondaire) mais pas des moyens de production (usine et contrats de travail) comme les patrons, et n’étant pas non plus indépendant comme la petite-bourgeoisie libérale (mais parfois il y a ici assimilation).
Pour Nicolas Framont ils sont les soutiens de la bourgeoisie (in Parasites p 130), pour Alain Bihr jadis c’est l’encadrement capitaliste mais comme syndicaliste je vois une fraction d’elle qui adhère à l’UGICT-CGT (et pas que dans le privé et pas que lors de licenciements) : ils ne sont donc pas que classe-relais du classisme exploiteur des détenteurs des gros moyens de production (et de distribution). Ils s’y opposent aussi - par atténuation notamment quand d’autres « en rajoutent par zèle » - selon des modalités particulières dues à leur position . Surtout cet encadrement est hétérogène et quoique bien payé - certains très bien effectivement, d’autres à peine 3000€ par mois (2 X moins)- ils-elles subissent néanmoins une exploitation particulière de leur force de travail intellectuel, physique et moral (les trois combinés).
Dans la hiérarchie sociale, Ils sont situés dans le 9% sous le 1% très riche, parfois dans les 14% sous le 1% d’en-haut. J’ai vu cette analyse dite stratificationniste couplée aux rapports sociaux de classe peu d’années après la diffusion du « Picketty » ciblant le 1%. J’y vois un problème d’amalgame et de confusion - d’ou cet essai à conforter - si on évite de pratiquer une subdivision (en deux ou trois strates) de ce 9%. Car l’échelle des revenus y est sans commune mesure. Et évidemment cela a de l’importance.
Plus un individu accumule des dividendes et plus il s’inscrit dans la finance mais pas pour autant dans le cadre du ruissellement qui va essentiellement selon Oxfam ( ) et France Stratégie ( ) sur le 1% et qui déborde un peu en-dessous mais pas beaucoup. Autrement dit, les petits porteurs de la sous-bourgeoisie n’ont pas grand chose et ils sont de moins en moins des « capitalistes de finance » (sic) au fur et à mesure qu’ils-elles sont situé.es vers le bas du dernier décile d’en-haut : disposer de 3000 € net par mois n’a rien à voir avec recevoir le double. Rien ! Et ce ne sont pas eux qui, n’ayant pas 5 chiffres de revenus mensuels (10 000 € mini), placent tôt ou tard dans les paradis fiscaux en entretenant 5 grands maux : le trafic de drogue, trafic d’armes, de prostitution, de réseau criminel, de criminalité financière. Les paradis fiscaux sont les enfers de la cupidité humaine.
Et puis il y a aussi la courbe fiscale (1) à considérer car on voit que le 4% sous le 1% ne paie pas l’impôt à proportion des facultés contributives (zone ou la courbe redescend pour signaler la fin de la progressivité des prélèvements , le 1% et le 0,1% sont eux dans la fraction franchement descendante de la courbe, les ultra-riches dehors).
A poursuivre
Christian Delarue
Altermondialiste et syndicaliste aux finances
https://amitie-entre-les-peuples.org/IMG/pdf/courbe_fiscal_en_cloche.pdf
Sur site CADTM lire :
https://www.cadtm.org/Penser-l-oligarchie-la-classe-dominante-et-le-peuple-classe
Amitié entre les peuples