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Ne pas aimer l’islam ?

dimanche 29 mars 2026, par Amitié entre les peuples

On peut NE PAS AIMER L’ISLAM ?
Le propos a surgit lors du débat sur les formes du racisme (1) .

Alors pour écarter les interprétations vagues sur l’islamophobie du type : « c’est ne pas aimer l’islam » il faut commencer par dire que non seulement on a le droit - 1) de ne pas « aimer » une religion celle-là ou une autre mais en plus on a même le droit - 2) de critique des dogmes et des institutions, et même droit - 3) de blasphémer, soit une forme de désacralisation de ce qui est posé en surplomb. Et cela vaut sans doute au-delà des religions contre tous les fétiches surplombants.

Passons maintenant à ISLAMOPHOBIE ou RACISME ANTI-MUSULMAN  :
Voici une définition : C’est « l’ensemble des discriminations, actes de rejet, violence, verbales ou physiques, qui visent des individus (ou des institutions) en raison de leur appartenance supposée à la religion musulmane. » Ne sont visés que des actes qui tombent sous le coup de la loi .

3 Remarques : - 1. Ce qui vaut pour la protection des musulman-es vaut pour les autres croyant-es - 2. Cela vaut aussi pour leurs biens religieux notamment les lieux de culte qui n’ont pas à subir des bombages islamophobes : cela n’est pas du blasphème ! - 3. La religion n’octroie pas un privilège pour passer outre à un statut d’égalité. Quand une équipe de sport a une tenue officielle elle est pour tous les joueurs et joueuses sans exception.

Dérive d’une critique en haine de tous les croyants  : Le cas REDEKER.

J’avais eu comme membre du BE du MRAP jadis (il y a 20 ans) à analyser (pour un communiquer du MRAP) le brulot de Robert REDEKER qui, en 2006 dans Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ?"parue dans Le Figaro le 19 septembre 2006, avait dressé un réquisitoire féroce contre la religion musulmane pour finalement, en toute fin de texte, attribuer toute sa charge aux croyant-es, aux musulman-es. Là il sortait de la critique philosophique (menée à serpe par ailleurs - rien de philosophique) pour passer à l’insulte de tous les musulmans sans exception. Il a n’a pas dit cette interprétation c’est celle des intégristes ou des fondamentalistes ou de gens malades , non il a pris tous les musulmans du monde sous sa lecture incendiaire . Et il en a eu un gros retour de flamme !

https://amitie-entre-les-peuples.org/Mon-intervention-et-celle-de-M-AOUNIT-et-B-HETIER-il-y-a-10-ans-a-propos-de-R

Ce procédé intellectuel revient à pratiquer un identitarisme ou plus exactement un essentialisme : les musulmans auraient tous et toutes la même interprétation, la même lecture et les même pratiques de leur religion. Ce procédé homogénéise les croyant-es, qui sont, ici comme ailleurs, hétérogènes. Mais il ne suffit pas de dire qu’il y a diversité interne car on trouve plusieurs niveaux de mentalité allant de la tolérance à l’autoritarisme jusqu’à la violence.

Christian DELARUE
MRAP - (St Lo mars 2026)

1) « Race et racisme » : Il n’y a pas de « races humaines » mais le propre du racisme est de les construire . Le racisme n’est pas que biologique et fondé sur une hiérarchie les blancs étant au sommet. La hiérarchie peut d’ailleurs être différente à l’autre bout de la planète .
Avec le néo-racisme, le principe raciste est le même mais il fonctionne à partir d’une identité, une communauté. Le raciste procède toujours par essentialisation d’un groupe humain . Parfois pour dire tous mauvais, parfois pour dire tous bons et couvrir les intégristes. Il procède aussi par amalgame de l’islamiste au musulman.