Revenir sur les ventes de banques publiques à la découpe. C Delarue

lundi 13 février 2012
par  Amitié entre les peuples
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Revenir sur les ventes de banques publiques à la découpe.

22 mai 2010

En Belgique comme en France, le processus a été similaire. L’entreprise des socialistes en Belgique ou en France a été déterminante.

Dans le milieu des années 80 et dans les années 90, l’idée de vente au privé des banques nationalisées n’était pas populaire. Cela sonnait comme une dépossession anti-démocratique même si la socialisation était très faible. La gauche modérée ne pouvait donc que ruser et s’inscrire dans un projet de déconstruction étalé dans le temps.

La Caisse générale d’épargne et de retraite - CGER - était une institution publique qui, après 1980, a été convertie en banque puis a été vendue à Fortis. La vente de la banque publique belge CGER aux affairistes du privé s’est faite en trois temps et par la gauche belge. L’étalement dans le temps est très évocateur d’une dérive.

La gauche belge déclarent organiser un partenariat public-privé mais les banquiers privés acquéreurs potentiels et les libéraux sont gênés par un projet de loi qui affirme vouloir laisser 50% à l’Etat.
1- Les socialistes disent qu’ils vont changer la loi en faisant sauter le verrou des 50 % mais sans pour autant vendre plus de 50 %
2 - Plus tard, ils vendent un quart de plus des 50% en disant que la minorité de blocage du quart suffit à contrôler les activités bancaires et la financiarisation.
3 - Plus tard encore, ils vendent le reste mais ne cherchent plus de justification. Ils sont devenus des adeptes du néolibéralisme.

Marco Van Hees explique que « Guy Coëme, alors ministre des Entreprises publiques, privatisait les institutions publiques de crédit avec le PSC Philippe Maystadt. Et le pauvre Patrick Moriau, absorbé en 1997 par la Commission Dutroux, comment aurait-il pu remarquer qu’au même moment, son camarade Elio Di Rupo vendait à la Fortis de Maurice Lippens »

En 1995 la Banque française pour le commerce extérieur (BFCE) nationalisée depuis 1947, est revendue au secteur privé par ses deux principaux actionnaires, les AGF et le Crédit lyonnais. Elle deviendra Natixis.

Les mesures de régulations n’ont rien de révolutionnaires puisqu’il s’agit de vielles pratiques keynésiennes mais il s’agit de les reprendre en allant plus loin. Citons quelques grandes mesures :
1 Interdire les marchés de « gré à gré » des CDS (contrat d’assurance « Crédit Défault Swaps » sur le comptoir)
2 Renationaliser les banques privatisées
3 Séparer à nouveau banque de dépôt et banque d’affaire
4 Recentrer le service bancaire vers le client et les activités d’intérêt général et pas vers le profit.

Ce point 4 mérite plus de développements notamment en débattant de la nécessité d’articuler appropriation publique et contrôle social via les représentants du personnel (syndicalistes) et les représentants des usagers. Ce faisant il s’agira de pousser au dépassement du système en favorisant les investissements vers une économie non marchande, celle productrice de valeurs d’usage. Circonscrire les marchés sans les abolir mais étendre les services publics tel serait le complément politique de ces mesures régulationnistes.

Christian Delarue

Banque : : Plaidoyer pour la refondation de la CGER

http://www.ptb.be/nouvelles/article/banque-plaidoyer-pour-la-refondation-de-la-cger.html

La saga Fortis
Ou le vrai visage du capitalisme financier et des affaires, un monde sans foi ni loi. par Michel Gigot

http://www.larevuetoudi.org/fr/story/la-saga-fortis


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