Joies et malheurs : Regard sur le sexe dans tous ses états. C Delarue

samedi 25 janvier 2014
par  Amitié entre les peuples
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Joies et malheurs : Regard sur le sexe dans tous ses états.

Le sexe, du pire au sublime !

Notre société est à la fois permissive et pudibonde, libérée et coincée. Certain(e)s portent leur sexe comme un boulet. Le sexe pris en lui-même n’a pas de sens. Pourtant, d’autres s’adonnent au sexe sans souci puisque pour eux le sexe est surtout positif, bon comme l’activité sportive ! Mais ce n’est pas le cas de tous et toutes. Car le sexe est objet de violence, d’une violence inouïe.

Tôt ou tard un homme peut prendre conscience de cette violence historique généralisée et se dire qu’il fera tout pour ne pas y sombrer au lieu de se dire que cela ne le concerne pas. C’est un premier pas qui mène au combat contre le sexe qui fait mal au nom du sexe qui fait bonheur et en acceptant le sexe absent.

1- Il y a le sexe qui fait mal.

Le viol est une plaie pour les femmes mais aussi pour les hommes. Le viol et les violences faites aux femmes participent à un climat général de crainte qui empêche de bonnes relations entre les deux sexes. Sans vouloir trop généraliser, ni trop dramatiser, il faut bien voir que le nombre important de viol des femmes par des hommes a bel et bien des répercussions sur la vie ordinaire de toutes les femmes. Certes un certain nombre de femmes sortent le jour et la nuit sans souci mais un grand nombre ont peur des hommes et ne sortent plus seules le soir. Dire que la nuit n’est pas spécialement une condition ou une situation pour l’agression n’y change rien. D’ailleurs, le fait que des marches de féministes soient organisées de nuit tend à corroborer que c’est la nuit que les violences surgissent. Or c’est faux.

En 2008 les tribunaux ont enregistré 59427 affaires de violences conjugales, prononcé 16773 condamnations en correctionnelle. En 2006, 137 femmes ont été tuées par leur conjoint, 31 hommes tués par leur épouse, 14 enfants ou membres de la famille sont mors et 46 auteurs de ces crimes se sont suicidés (chiffres Ouest France du 29/10/2010)

2 - ... et le sexe qui fait du bien.

Le sexe qui fait mal sévit partout, en tout lieu sous toutes les latitudes. Il est massivement le fait des hommes, non pas de chaque homme mais d’hommes ordinaires, pas spécialement de pervers ou d’abrutis. Malgré la diffusion des statistiques, on peine à comprendre qu’il puisse surtout sévir dans le cadre familial. D’une certaine manière le sexe qui restaure serait plutôt celui des amants. Cela n’est évidemment pas du gout des autorités morales. Il importe de dire qu’il y a un sexe qui fait du bien, dans la famille aussi (ne noircissons pas trop le tableau) mais surtout hors de la famille.

3 - ... ainsi que le sexe absent.

a) Le sexe peut être absent sur une période de vie plus ou moins importante. Mais il est rare de rencontrer de véritables nonnes avec une absence totale de sexualité tout le long de la vie. C’est différent de se passer de sexualité après en avoir connu et de ne pas connaitre du tout la sexualité. Car la sexualité n’est pas nécessairement un calvaire ! Reste que la sexualité n’est pas une obligation. Point à rappeler.

b) Le sexe peut être absent sur une période de vie plus ou moins importante. Mais lorsque l’on vit en couple la panne n’est pas sans problème. Hors du couple le sexe absent signifie souvent vie sentimentale restreinte limitée à l’amitié, ce qui peut convenir sans souci mais aussi faire problème.

4) Le sexe peut être présent à bas bruit, en catimini

a) Le sexe peut être vécu honteusement . Cela peut concerner les homosexuels en extérieur (peur de la stigmatisation) mais aussi les hétérosexuels en intérieur.

En couple une étude de l’été 2009 - Les femmes et la nudité - montrait que nombre de personnes ne faisaient l’amour que sous la couette ou dans le noir. Quand cela est accepté par les deux conjoints il n’y a pas souci mais si ce n’est pas le cas il y a des tensions. Les attentes entre partenaires différents peuvent être très décalées tout comme les désirs. Ce qui pose des problèmes dans les couples stabilisés. Quand la violence n’apparait pas pour imposer des rapports sexuels ce sont les séparations qui s’enchainent pour trouver « chaussure à son pied ».

b) Le sexe peut aussi subsister par la masturbation (1). L’éducation des enfants n’est pas nécessairement période d’abstinence. Heureusement car cette période est de plus en plus longue ! Dans la vie réelle on observe des périodes ou l’un des membre du couple voit sa sexualité baisser . L’autre qui refuse la violence a le choix l’escapade provisoire, la séparation, l’acceptation de la phase austère avec masturbation. La masturbation est une alternative à la violence et à la recherche d’un(e) amant(e).

5) Il y a le sexe qui fait peur aux hommes.

Le sexe diabolisé concerne beaucoup les intégristes des différentes religions mais pas seulement les intégristes et pas seulement les croyants. Mais les intégristes sont dans le lot des plus intransigeants. Le sexe représente pour eux le mal absolu. Il faut alors inciter les femmes culpabilisées à rester sur un registre de sobriété sexuelle dans le mariage exclusivement. C’est à partir de cette crainte de la dangerosité des femmes que sont préconisés voire imposés des normes vestimentaires couvrantes (voiles divers).

La religion sert d’appui à ce discours. Sans la religion ce type de comportement perdrait beaucoup de force de justification. La peur peut subsister comme pathos de moralisation impropre à mobilisation de masse. Un tel pathos, probablement rattachable au patriarcat, peut néanmoins déboucher sur des violences non publiques, cachées c’est à dire intrafamiliales contre les jeunes filles.

6) Il y a le sexe marchandisé.

Le champ du sexe marchandisé est vaste. L’option de cet article pousse à souligner la violence de la prostitution pour les femmes contraintes à s’adonner à du sexe à la chaîne et sans plaisir. Une certaine pornographie exhibe une violence contre les femmes qui incite à une éducation au respect des femmes mais pas à la répression sexuelle.

Le sexe marchandisé est-il totalement négatif ? Des professionnels travaillent à réparer le sexe. Ici il faut défendre le droit à l’avortement en mode service public si possible.

7) Le sexe et les enfants.

Les enfants sont aussi l’objet de nombreux abus mais en la matière la source en est aussi bien la mère que le père.

Évoquer les enfants permet de clore ce texte sur l’autre chose que le sexe, à savoir le dégagement d’un temps et d’une attention pour l’éducation. Les femmes cherchent non seulement un partenaire attentionné à leur égard mais aussi un père pour leurs enfants.

Christian DELARUE

1) Masturbation & politique : Se masturber devant quel objet ? C Delarue

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article1381

Les bienfaits de la masturbation

http://www.actubenin.com/?Les-bienfaits-de-la-masturbation

Masturbation et contrôle social

http://www.morbleu.com/masturbation-et-controle-social/


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