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LUTTE CONTRE LES EXTRÊMES-DROITES (ED) : ETE 2026

mardi 25 août 2026, par Amitié entre les peuples

LUTTE CONTRE LES EXTRÊMES-DROITES (ED) : ETE 2026

De quelques réflexions en matière de luttes contre les extrêmes-droites - dites ED - tant en France qu’ailleurs en Europe, aucune nation n’échappant au phénomène quoique de façon variable.

Depuis quelques mois maintenant, Laurent Mauduit et Johann Chapoutot partagent publiquement une analyse critique des liens entre capitalisme, pouvoir et extrême droite. Laurent Mauduit se concentre lui sur la France contemporaine (notamment le « capitalisme libertarien »), tandis que Johann Chapoutot étudie l’Allemagne des années 1920-1940.

Un premier point est donc à remarquer : Il y a beaucoup moins besoin de dévoiler l’hypocrisie du « social » promu par les ED, tant en France qu’ailleurs en Europe, souvent derrière la défense de la nation (eurosepticisme ou « communautarisme national » qui montre un ennemi exogène et cache un ennemi endogène) et sous condition d’expulser les immigrés (ou de leur imposer un statut subalterne pour certains).

C’était une des tâches d’un stage syndical long effectué début 2023 - ce n’est pas si vieux - (au Centre Benoît Frachon au sud de Paris) que déployer les développements utiles pour montrer que les ED étaient d’abord au service du Capital, des grandes entreprises et des riches du 1% accumulant les dividendes de la finance de l’ombre. Aujourd’hui, la chose est devenue évidente, le discours pro-social en faveur des travailleurs français s’est éclipsé. Les ED se rapprochent du grand patronat et soutiennent les riches trop riches et qui ne paient que trop peu d’impôts et de son côté le grand patronat pour l’essentiel préfère les ED que les gauches de gauche.

Les ED accompagnent et renforcent la « dictature de la finance »

Dictature de la finance : On se souvient de celle évoquée jadis par François Hollande qui déclarait que son ennemi c’était la finance (cf discours du Bourget de janvier 2012). Depuis la chose a été étudiée : Lire la note "La finance aux extrêmes. Enquête sur le capitalisme autoritaire".

Pour assurer cette domination mortelle, les maires RN s’en prennent aux syndicats, aux manifestations de travailleur-ses (cf article de l’Humanité de ce 25 aout) . Ils sont bien à droite en plus d’un nationalisme d’exclusion et de racisme fréquent ainsi que d’un faux féminisme . Ils trompent le monde sur le trajet écologique à accomplir et ils continuent à promouvoir un productivisme débridé. Et ce propos dépasse la France.

Cela a une importance, tant pour les syndicats (mon propos) que pour les citoyen-nes (1) : il ne suffit pas de mener une lutte sur le champ dit « sociétal » à savoir le racisme et le sexisme ainsi que la défense des droits fondamentaux et de la justice égale pour tous et toute pour lutter contre les ED. C’est évidemment nécessaire. Il importe de défendre aussi les revendications syndicales concernant les deux sphères que sont le au travail et le hors traivail.

Travail et hors travail

Le hors travail concerne l’écologie et da défense et promotion des services publics qui font l’objet d’une casse depuis plusieurs décennies faute de prendre des recettes là ou il y a de l’argent : chez les riches . La fiscalité doit imposer les riches avant de plomber les dépenses sociales pour les classe sociales modestes et moyennes. Au travail, sans etre exhaustif, il s’agira d’avancer sur la RTT à 32H sans perte de salaire pour les 99% d’en bas au lieu d’accepter l’inverse : dépasser les 35 H vers les 40H. La revendication d’un Nouveau Statut du Travail Salarié (dit NSTS ou SSE) n’ont pas plus à passer à la trappe comme hors sujet contre les ED.

Cela a une incidence sur les modalités de lutte contre les ED. Les formations syndicales ou celles politiques qui sont timides sur la défense du social n’ont pas à être privilégiées dans le front anti-ED. Il y a certes besoin d’un front anti-ED mais il ne suffira pas de simplement le dire ni de se cacher derrière La défense de la démocratie sans dire de quoi on parle avec ce terme . Dans les deux cas c’est positif mais il importe d’être plus offensif. Et ce sont les plus offensifs que l’on doit entendre pas les plus recentrés.

Mobilisation du Travail des 99% d’en-bas pour un socialisme écologique et démocratique

La Charte d’Amiens et la notion de « double besogne » devrait permettre aux syndicats d’avancer la perspective d’une Autre France et d’une Autre Europe à contenu qualitatif nettement écosocialiste sans racisme ni sexisme face au capitalo-patriarcat dominant, c’est à dire avec une logique de profit contenue afin de privilégier la valeur d’usage ce qui renvoie à un régime de propriété socialiste. Ce socialisme, à la différence de l’ancien sera écologique et démocratique.

Pour avancer vers cette perspective positive il ne faut pas avoir peur d’en parler largement. Cela ne saurait se faire au sein des médias dominants ni au sein des droites qui défendent l’entreprisocène et le richocène.

Christian Delarue

CRISE FINANCIERE et RISQUE SYSTEMIQUE : EUTHANASIE DES RENTIERS

Ayant écouté Frédéric Lordon sur la « dictature de finance », la finance dérégulée, néolibérale, avec les actions « dans l’ombre » des banques, des fonds d’investissements, des assurances, jusqu’aux grosses multinaltionales aux riches rentiers, etc... il importe de répliquer notamment en terme assez connus de séparation banques de dépôts de banques d’affaire mais aussi constitution d’ un Pole public bancaire lié a certaines nationalisations et à une planification écologique le tout avec avec une démarche de socialisation nécessairement en lien avec les syndicats et les associations de consommateurs.