Accueil > Antifascisme - Antiracisme > Régime colonial - colonialisme - post-colonial . > MRAP / 10 mai 2013 Journée commémorative nationale de l’Esclavage Une (…)
MRAP / 10 mai 2013 Journée commémorative nationale de l’Esclavage Une étape majeure dans la lutte contre le racisme
vendredi 10 mai 2013, par
10 mai 2013
Journée commémorative nationale de l’Esclavage
Une étape majeure dans la lutte contre le racisme
En cette « journée nationale commémorative de la traite, de l’esclavage et
de leur abolition », le MRAP tient à rappeler la publication, le 2 mai 1848,
par Le Moniteur Universel, Journal officiel de la République française, du
Décret du 27 avril 1848 - relatif à l’abolition de l’esclavage dans les
colonies et les possessions françaises - qui proclamait « que l’esclavage
est un attentat contre la dignité humaine ; qu’en détruisant le libre
arbitre de l’homme, il supprime le principe naturel du droit et du devoir ;
qu’il est une violation flagrante du dogme républicain : Liberté, Égalité,
Fraternité. »
Mais jamais n’ont été reconnues la longue histoire de résistance et de
révoltes des esclaves, ni leur création d’une culture et d’une mémoire
propres, auxquelles le MRAP tient à rendre solennellement hommage.
Le centenaire du décret d’abolition fut célébré à la Sorbonne, en présence
de figures républicaines importantes, comme Gaston Monnerville et Aimé
Césaire qui rappelèrent que « le racisme n’est pas mort ».
Puis la Loi TAUBIRA du 21 mai 2001 est venue conforter cet édifice en
reconnaissant la traite négrière et l’esclavage comme des « crimes contre
l’Humanité » : au nom des droits de l’Homme proclamés par la Révolution
Française, puis par les Nations Unies dans la Déclaration universelle des
droits de l’homme du 10 décembre 1948, justice était ainsi rendue aux
millions d’ hommes et de femmes, capturés ou achetés en Afrique, dont tant
périrent lors des traversées de l’Atlantique par les navires négriers,
tandis que les survivants étaient ensuite vendus et exploités dans les
territoires ultramarins de la France, notamment dans les champs de canne à
sucre de l’Amérique.
La Journée commémorative nationale du 10 mai marque une étape importante du travail qui, des mémoires particulières, construira pour la France une Histoire enfin partagée par tous
Mais la commémoration des luttes, des résistances et des révoltes qui
menèrent à l’abolition de l’esclavage, n’a de sens que si elle s’inscrit
dans le combat contre le racisme et les discriminations et si elle marque
une réelle volonté politique d’une France qui tourne définitivement le dos
au passé colonialiste.
Paris, 10 mai 2013
Amitié entre les peuples