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DEMOCRATIE ALIMENTAIRE & FORTE CONSOMMATION DE VIANDE .
mercredi 8 avril 2026, par
DEMOCRATIE ALIMENTAIRE & FORTE CONSOMMATION DE VIANDE .
Brève introduction pour débat sur la « démocratie alimentaire »
Brève mais suite prévue
Aller vraiment plus loin dans une diminution encore plus forte de la consommation de viande est nécessaire et ce sans nécessairement débattre de l’antispécisme ou du véganisme (dans le cadre d’INDECOSA ) . Cela est nécessaire tout autant qu’un surcroît de surveillance de la « qualité » de la production et de la sur-production d’animaux divers uniquement destinés à la consommation mais aussi de sa distribution (sécurité alimentaire) dans de bonnes conditions (rupture du froid).
Avec l’agro-industrie et l’agrobusiness on s’enfonce dans la surproduction concentrée d’animaux à consommation humaine, au lieu d’aller en quelque sorte vers la civilisation soit une décroissance progressive de production et décroissance de consommation avec une alimentation avec peu de viande et même peu de produits d’origine animale (POA), et ce du fait du cumul des aspects négatifs .
Que 4 aspects seront cités ici : 1 - la souffrance animale : elle perdure là ou on veut la réduire et elle est encore forte là elle n’est pas prise en charge, 2 - qualité de la viande : elle est faible et pourtant malgré les groupes de pression pro-carnisme les références scientifiques existent, 3 - écologie faible aussi (cf GIEC), 4 - accords internationaux problématiques, etc.
1) - Changement climatique et surconsommation de produits d’origine animale (poa) - Le Protocole de Kyoto a traduit en engagements quantitatifs juridiquement contraignants la volonté de lutter contre le changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Jusqu’ici, les mesures envisagées pour réduire les émissions de GES ont été d’ordre essentiellement industriel et technologique. Or, la surconsommation de produits d’origine animale dans les pays développés, et l’extension de ce modèle aux pays émergents, contribuent lourdement à l’effet de serre ainsi qu’à d’autres facteurs de dégradation de l’environnement et d’atteinte à la vie sauvage.
2) - La surconsommation (de poa) est également la cause de pratiques incompatibles avec un respect minimal du bien-être animal, et
3) elle présente aussi des dangers pour la santé humaine.
4) Pourtant, on constate que ces problèmes sont systématiquement ignorés dans les accords internationaux. Manifestement, il manque une initiative pour s’attaquer à la question alimentaire.
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En France, la consommation moyenne de produits carnés - viandes de boucherie [bœuf, porc (hors charcuterie), veau, agneau, cheval], volailles, charcuteries, plats préparés... - est estimée à environ 820 g (dont 330 g de viandes de boucherie) par semaine et par habitant et celle des produits halieutiques (poissons et produits dérivés) à 250 g.
La consommation d’œufs est estimée à 12 g/j par habitant et celle de produits laitiers à 200 g/j par habitant, incluant 150 g de lait et yaourts nature (Etude Inca 3, 2017).
Selon les données de Kantar Worldpanel (2016), un tiers des foyers français comportent au moins un individu flexitarien, c’est-à-dire qui déclare avoir réduit fortement sa consommation de produits animaux, notamment de viande, de charcuteries et de produits halieutiques.
Ce sont les ouvriers et employés qui ont tendance a surconsommer des produits d’origine animale quand les catégories intermédiaires et les cadres baissent leur consommation. Le contraire d’il y a 30 ans (cf Pierre Combris, cité par Le Monde 6/09/2018).
Voilà qui milite pour améliorer la « démocratie alimentaire » (information, accès, etc) et la « sécurité alimentaire » contre les lobbies et la « big industrie ».
Christian Delarue
2020 - (ex co-président indecosa cgt 35 sans fonction particulière)
Amitié entre les peuples