Colloque Louise Michel janvier 2009 Paris université de St Denis
Jacques Rancière
450 auditeurs
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Le point d’appui de la pensée de Rancière c’est le refus de toute avant -garde et par là, le refus de toute théorie déjà constituée qui guiderait de manière infaillible l’action révolutionnaire.
Il cite une lettre de Engels à Marx de 1851 qui disait : "La révolution relève d’un mouvement naturel, il n’y a pas besoin de théorie de l’action pour l’éclairer."
Pour justifier et expliquer cette thèse, il avance plusieurs arguments.
Rancière ne croit pas au sens de l’histoire. Il n’y a pas de but à atteindre dans le futur, qui par définition, est imprévisible. Nul ne peut connaître la voie pour arriver à une transformation globale du monde. On inventera des futurs qui sont inimaginables.
"L’émancipation ne sera jamais l’accomplissement d’une nécessité historique, ni le renversement héroique de cette nécessité. "
Nul n’est souverain, visionnaire ou démiurge, les hommes feront ce qu’ils pourront en fonction des (...)
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