Amitié entre les peuples
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L’altermondialisme n’est pas soluble dans le néosolidarisme.
mardi 24 juin 2008
par Amitié entre les peuples
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de Christian Delarue

Le débat sur la démocratie qui aborde une multitude de questions n’en est pas pour autant quitte avec deux sujets toujours d’actualité : l’appropriation collective des moyens de production et la planification .

A e propos, le livre "Quelle démocratie voulons-nous ?" (1) laisse perplexe car ces articulations ne sont pas abordés alors que l’on y évoque l’économie plurielle et l’économie sociale et solidaire (ESS). D’un côté l’apologie de la Confédération européenne des syndicats (CES) de l’autre la critique d’un autre monde possible assimilé aux avatars du socialisme de Staline.

Ayant produit ailleurs une critique de la ESS (Economie sociale et solidaire - 2) j’y renvoie afin de concentrer mon propos critique contre les amalgames antimarxistes du néosolidarisme.

1 - On trouve une attaque contre le « rêve communiste » qui aurait « multiplié les simplismes » .

L’attaque porte classiquement sur des éléments du marxisme dogmatique et fait l’amalgame entre socialisme réellement existant au Xxème siècle et perspective d’une société à dominante socialiste pour le siècle à venir. A quoi sert cette charge brève ?

2 - En fait il s’agit de souligner l’inanité de l’appropriation collective des moyens de production .

L’attaque contre le communisme fait donc office de démonstration. Rien n’est précisé sur la possibilité d’une démocratie débouchant sur de l’égalité sociale sans toucher à la propriété privée . La leçon à tirer de l’expérience du siècle passé n’est pas de condamner ex abrupto l’appropriation des moyens de production mais plutôt de constater que cela ne suffit pas. La démocratisation est un ajout nécessaire. Le socialisme du XXI siècle - ou disons une société à dominante écosocialiste - devra donc poursuivre la démarche conjointe d’appropriation publique et sociale . Pas d’émancipation sans cela.

3 - Société mono capitalisme ou société à dominante capitaliste.

Si l’enjeu est de montrer l’existence de logiques non capitalistes au sein du système capitaliste le débat est évidemment fécond . Mais s’il s’agit par ce débat de promouvoir une vision conservatrice du système en ayant pour stratégie l’abandon de la perspective socialiste et la seule augmentation de "la part non capitaliste" nous ne sommes pas d’accord. Le capitalisme tolère deux doigts d’économie sociale et solidaire (ESS) et deux doigts de services publics. Si nous passons à trois doigts tant mieux, nous n’irons pas plus loin sans rupture d’envergure et nous serons toujours sous la domination du capital . La logique marchande a recouvert la logique de service publique dès les origines. La valeur d’échange domine la valeur d’usage sous la domination du capital.

4 - Le néosolidarisme comme base du socialibéralisme

Le solidarisme du début du XX siècle voulait faire pièce au socialisme. Le néosolidarisme du début du XXI siècle vise à empêcher la naissance d’un écosocialisme, d’un autre monde possible. Le néosolidarisme ne fait plus appel à Léon Bourgeois ou Célestin Bouglé mais reste aussi conservateur. Il veut le maintient de ce monde moyennant quelques aménagements. Le néosolidarisme est porté par la néosocial-démocratie que Bhir a critiqué il y a déjà quelques années

Christian Delarue

Vous critiquez l’Economie sociale et solidaire mais n’osez pas vous dire écosocialiste ! mardi 7 mars 2006 (10h40) http://bellaciao.org/fr/article.php3 ?id_article=23958