Voile et situation de formation - la Halde et l’Anaem

jeudi 9 octobre 2008
par  Amitié entre les peuples
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Voile intégral et situation d’enseignement - la Halde, l’Anaem

PARIS, 8 oct 2008 (AFP) - Pas de voile intégral en cours de français (Halde)

Il n’est pas discriminatoire de priver de cours de français une femme revêtue du voile intégral, a estimé la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), dans une délibération dont le quotidien La Croix à paraître jeudi publie la teneur.

La Halde avait été saisie du cas de ces femmes voilées par l’Agence nationale pour l’accueil des étrangers et des migrants (Anaem) qui organise les cours de français. Celle-ci relevait que l’interdiction des signes religieux ostentatoires privait ces femmes entièrement voilées de cours de français et du même coup risquait de les empêcher d’obtenir leur titre de séjour.

Le président de la Halde, Louis Schweitzer, interrogé par La Croix, souligne que « dans le cas de l’enseignement d’une langue, l’impossibilité de voir le visage ou la bouche de l’élève est un obstacle à un enseignement efficace ». Face à ces situations, il faut trouver, estime-t-il, « l’approche de bon sens, l’équilibre, le compromis le plus raisonnable ».

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Burqa : La liberté religieuse n’est pas absolue, observe Schweitzer (HALDE)

La liberté religieuse « n’est pas absolue », estime Louis Schweitzer, président de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE), à propos de la décision de la HALDE de juger non discriminatoire l’exclusion de leurs cours de français des femmes portant la burqa.