Sexisme : Le sens de la répression.

lundi 8 juin 2015
par  Amitié entre les peuples
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Sexisme : Le sens de la répression.

11 thèses ou hypothèses contre la répression sexiste contemporaine.

(non exhaustif)

En tant que féministes, nous voulons empêcher les hommes d’agresser les femmes – et pas seulement de tenter d’aborder la question une fois qu’il est trop tard, pas seulement de mettre de petits pansements sur ses blessures.

in « Certains militants soi-disant de gauche ont besoin d’une leçon de féminisme radical »

https://ressourcesprostitution.wordpress.com/2015/04/26/certains-militants-soi-disant-de-gauche-ont-besoin-dune-lecon-de-feminisme-radical/

Première partie : Les trois grands combats à mener.

Ce qui structure l’inégalité entre hommes et femmes c’est l’usage toujours possible chez les hommes de la violence physique et morale. Cela insécurise les relations entre hommes et femmes. Les combattre c’est donc assainir ce qui est à l’arrière-plan de ces relations, c’est vouloir effacer le doute, c’est aller vers la confiance et le respect ; c’est aller, dans le respect des différences possibles, vers l’égalité. Un rude combat qui rencontre des ennemis acharnés.

I - NON AU HARCELEMENT DE RUE et AU VIOL DES FEMMES PAR LES HOMMES

1 - La société et ses institutions doivent tout faire pour appréhender et soigner les individus violents et destructeurs mais quand ce n’est pas possible ou plus possible elle ne doit pas se tromper de répression sociale.

2 - Elle doit être répressive contre les dominants, les hommes - et ici les harceleurs de rue et les hommes violeurs -, pas l’inverse, pas contre les femmes.

3 - Vouloir couvrir les femmes - sexoséparatisme et hypertextile - pour empêcher le viol c’est laisser croire que le viol est une fatalité - il y a des malades très difficilement soignables certes - et que l’on ne peut que brider la liberté des femmes, pas celle des hommes. C’est surtout se tromper de répression.

Imposer la burka aux femmes, interdire la mini-jupe - comme l’inverse (plus rare) - c’est faire violence aux femmes. C’est ce qu’imposent les intégristes religieux juifs haredim ou musulmans. Ils renforcent le patriarcat historique au lieu de le réduire.

Le principe, sauf raisons professionnelles, est : « je m’habille comme je veux quand je veux » ou « un jour comme ci, un jour comme çà » ! Les tenues sexy sont admises comme les autres.

II - CONTRE LA PROSTITUTION, mais pas contre séduire et avoir des relations sexuelles libres, se masturber...

4 - Aucun homme n’est obligé d’aller « fréquenter » les prostituées pour la location des trois orifices. Contre cette barbarie mafieuse, la civilisation adelphique oblige les hommes et les femmes a la séduction et à respecter le principe de consentement et de désirs réciproques.

5 - Laisser s’installer la prostitution c’est laisser agir le pouvoir sexuel masculin contre les femmes. Un pouvoir essentiellement masculin pluri-séculaire et pluri-continental qu’il est urgent de stopper.

6 - La prostitution est un travail de destruction. C’est le thanatos des hommes qui font souffrir les femmes pour leur plaisir sexuel imposé.

7 - Même les religions s’en sont hypocritement accomodés. Il faut arrêter les dégats.

lire : ZEROMACHO : Se masturber, pas exploiter des prostituées !

http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/260612/zeromacho-se-masturber-pas-exploiter-des-prostituees

L’alternative passe par la séduction, la rencontre, la prise en compte du désir de l’autre, bref le souci de réciprocité.

Se masturber est possible. Ne pas croire les bigôts qui interdisent la masturbation...

Ici distinguons les dessins ou les photos sexy ou érotiques de la pornographie qui elles se rapproche de la prostitution dans la mesure ou elle impose la location des trois orifices, celle aussi qui humilie les femmes (éjaculation faciale), celle qui faitt l’apologie de la souffrance, du viol. Par contre, voir un sexe féminin ou masculin n’est pas - pour moi - en soi pornographique. Tout dépend du contexte.

String « Charlie » hors plage !

http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/200515/string-charlie-hors-plage

III - CONTRE LA PUBLICITE SEXISTE, mais pas contre les femmes sexy ni les photos de nu (même érotiques) libres (hors commerce).

Il ne faut pas confondre la publicité commerciale sexiste - qui doit être combattue - avec la simple vue du nu ou du sexy sur le web qui ne fait aucune publicité commerciale .

Il ne faut encore moins confondre image publicitaire commerciale sexiste et femmes sexy dans la rue.

Or les pudibonds et les personnes conformistes (qui sont intolérantes aussi bien contre les hypertextiles que contre les hypotextiles) font la confusion et sont très répressives. Or il ne s’agit pas de réprimer la séduction et la sexualité mais de ne pas tolérer les comportements prédateurs et violents des hommes. Grosse différence.

XX

Seconde partie : les intégristes religieux inversent le sens de la répression.

Parce qu’être laique n’interdit nullement de prendre en considération la réalité et le poids des discours et des pratiques des intégristes religieux, j’ai ajouté les 4 points suivant pour lutter contre le sexisme. Il importe de bien mesurer l’emprise des intégrismes religieux contre la société et contre les femmes, leur liberté, leur égalité avec les hommes.

Parce qu’il existe à gauche un « féminisme » en défense de l’islam, tout l’islam, y compris l’islam sexoséparatiste et donc un féminisme très austère, très rigide, contre la séduction du corps et de la chair, un féminisme qui couvre ainsi les diktats des intégristes de cette religion. Il y a des « islam » pas un seul. On reconnait ce « féminisme » par son aspect totalitaire c’est à dire en interdiction totale du sexy au lieu de laisser la liberté aux femmes que ce soit dans l’excès ou dans la sobriété et le raisonnable. De ce fait on trouve une interdiction des mini-jupes, des habits moulants, des décoletés, des talons hauts y compris en usage modéré, non contraire à la médecine, etc...

CONTRADICTION PRESENTE : HYPER-PATRIARCAT ou THANATOS ou BARBARIE

8 - Les sociétés hyperpatriarcales et sexoséparatistes ne sont pas les sociétés à patriarcat limité du fait de l’intervention du féminisme historique.

Les divers féminismes ont construit par un rude combat, durant le XIX ème siècle et surtout le XX ème siècle, des sociétés à patriarcat réduit ou les droits des femmes sont reconnus. Il reste encore de la violence sexiste. Le patriarcat et le sexisme sévissent toujours (cf plus haut). Mais les idées de liberté des femmes et d’égalité entre hommes et femmes sont reconnues par de nombreux hommes, pas tous. NB : On trouve aussi des femmes sexistes qui entendent brider la liberté des femmes.

9 - Les sociétés hyperpatriarcales et sexoséparatistes n’ont pas connu de féminismes forts. Souvent il y a eu pouvoir colonial à la place de pouvoir féministe. Souvent, pas toujours. A développer.

10 - Les sociétés hyperpartriarcales et sexoséparatistes agissent principalement contre les femmes pour les brider, les limiter, les enfermer soit au foyer, soit sous tenue hypertextile.

11 - Le sexoséparatisme est une féroce répression sociétale sexiste à forte composition religieuse intégriste et culturelle.

La répression s’exerce contre les victimes mais pas contre les hommes qui peuvent donc continuer d’agir, de violer. Il s’agit pour eux de trouver une justification et la société hyperpatriarcale avec la religion qui appuie leur offre ces justifications.

Christian DELARUE

S’offusquer de « la disponibilité sexuelle des femmes sexy » !

http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/070615/s-offusquer-de-la-disponibilite-sexuelle-des-femmes-sexy


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