Sécularisme et respect mutuel : Amoureux de l’égalité et donc de la neutralité.

dimanche 12 janvier 2014
par  Amitié entre les peuples
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Sécularisme (1) et respect mutuel : Amoureux de l’égalité et donc de la neutralité.

http://association.pour-politis.org/space/autre-monde/content/secularisme-et-respect-mutuel--amoureux-de-l-egalite-et-donc-de-la-neutralite-_ED03EB5F-B5BD-4A82-A6BF-30E61BC9EF4A

http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/030114/secularisme-et-respect-mutuel-amoureux-de-legalite-et-donc-de-la-neutralite

Je n’ai absolument rien contre les croyants. Je les respecte . En fait cela m’indiffère le plus souvent . J’en ai autour de moi (des catholiques surtout) mais ils sont sécularistes. Précisons cela pour se comprendre.

Cadre familial large voire voisinage : Ils évoquent la religion en rapport avec leurs jeunes enfants par exemple mais il ne vont pas tout à coup invoquer Dieu à tout instant. Ils vont aussi à la messe et ils peuvent en parler en rentrant. Un peu pas des heures ! Bref ils sont respecteux de mon athéisme et moi je suis respectueux de leur croyance en Dieu et de leurs pratiques. Je ne cherche pas à la réfuter (très rarement). J’ai des livres de Darwin avec moi, ils peuvent avoir des livres sur Jésus avec eux.

Passons à la société civile maintenant, (l’Etat laique étant neutre). Comme séculariste (laicité neutralité) je suis favorable à l’égalité des expressions ce qui n’est pas le cas quand la liberté d’expression religieuse est autorisée via des signes ostensibles. Là, il n’a plus égalité mais supériorité (et donc domination) de la liberté de religions contre l’athéisme séculariste et contre les croyants séculariste (ou discrets : petits signes) qui eux ne s’expriment quasiment jamais et ne tiennent d’ailleurs pas particulièrement à le faire.

La supériorité de la liberté de religion dans l’espace public implique une tolérance unilatérale des sécularistes qui subissent l’affichage ostensible sans pouvoir s’opposer à cet affichage. La tolérance mutuelle supposerait qu’en réponse les athées veuillent eux aussi s’afficher en portant « Dieu n’existe pas » ou plus en réponse : « Je prèfère le Père Noel à Mahomet, Moise et Jésus » ou « Mahomet, Moise et Jésus racontent des balivernes » « La Bible et le Coran, j’ai marché dessus, çà pue ». Mais ils ne font pas cela. Pas dans la rue, pas dans l’espace public car ils sont pour la paix. La laicité séculariste est pacifique.

Théorie du blasphème qui monte quand le religieux monte (rudiments) : Il y a quand même une riposte qui est moins pacifique mais qui est riposte défensive à mon avis. C’est le blasphème (textuel) défétichisant et désacralisant. Le sacré des religions n’est sacré que pour les croyants pas pour les autres, qui peuvent réfuter. Le blasphème est une critique-pratique qui rabaisse les fétiches surplombant les humains et qui élèvent les humains subissant. Le blasphème ne fait que rabaisser les prétentions de surplomb et de sacré des religions. Il ne porte pas contre les croyants eux-mêmes, pas directement !

Christian Delarue

1) La sécularisation indique un processus social ou une dynamique historique de repli relatif d’une croyance religieuse dans la famille et les lieux de prière, au sein d’un espace territorial donné.

Le sécularisme porte plutôt sur la défense plus ou moins construite (théorie ou idéologie) de cette sécularisation qui implique alors une neutralité relative (variable selon les discours) au sein de la société civile, en plus de l’Etat ou la neutralité est absolue.

La laîcité peut aussi se comprendre comme état présent (photo prise en 1905 en France pour la définir) et comme mouvement ou dynamique générale (au-delà du cadre national). Son issue est incertaine.

Lire aussi :

LAIOS : La laïcité comme mouvement global et historique.

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article3847

EMPRISE : Thèses contre l’oppression multiforme des religions

http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/281213/theses-contre-loppression-multiforme-des-religions


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