« Qui veut défendre le peuple-classe Martiniquais dans sa diversité ? »

mardi 9 avril 2013
par  Amitié entre les peuples
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Altermondialisme

« Qui veut défendre le peuple-classe Martiniquais dans sa diversité ? »

La question s’est posée au détour d’une conversation - portant initialement sur le racisme - avec un Martiniquais de Fort de France très impliqué pour le changement dans l’île. Il s’agit d’un projet quasiment utopique. Aujourd’hui une petite couche moyenne de Martiniquais arrive à surmonter les effets de la crise sociale, environnementale et démocratique. Les autres composantes, plus modestes voire pauvres, subissent le chômage et la précarité. Beaucoup subissent les pollutions, notamment celle du Clordecone.

Il faut donc commencer par favoriser les processus d’intervention des membres du peuple-classe sur les différents problèmes de l’île et sur les perspectives d’un autre « vivre ensemble » plus juste socialement et moins perverti par le racisme et le sexisme.

Il y a deux notions à préciser.

1 - Le peuple-classe représente toute la population martiniquaise à l’exception de la minorité dominante dont les Békés sont largement le noyau dur avec autour d’eux et en collusion le cercle de l’oligarchie politico-administrative.

2 - La diversité ici suppose une capacité démocratique à reconnaitre, non pas des « races » (c’est non seulement interdit mais à combattre ), mais des cultures différentes, des langues différentes, la française comme la créole ou d’autres encore.

Pour se dire Martiniquais il faut simplement vivre durablement en Martinique, sans considération de couleur de peau ou d’origine géographique. C’est le critère de la résidence qui prime. Celui qui habite travaille et paie ses impôts en Martinique depuis deux ans pourrait se dire Martiniquais et non « métro ». On n’est plus « métropolitain » quand on a durablement élu domicile sur l’île et que l’on participe à son dynamisme. Encore faut-il ici que l’activité ne débouche pas sur un fort retour d’investissement vers la métropole pour une mise modeste.

Un aspect subjectif supplémentaire est donc à promouvoir, mais sans en faire une condition, à savoir une mentalité citoyenne qui se soucie de la Martinique et de son avenir sur les plans suivants :

1 - Politique et démocratique ce qui suppose de favoriser l’expression des Martiniquais dans mais aussi hors des cadres institutionnels existants. Les acteurs de la « société civile » doivent être respectés.

2 - Social et environnemental, ce qui suppose d’imposer un code de l’environnement beaucoup plus strict et un code du travail et de la sécurité sociale ainsi que des lois sociales qui protègent beaucoup plus le peuple-classe martiniquais et notamment ses travailleurs salariés.

3 - Multiculturalité et ouverture sur la Caraïbe. il faut favoriser l’expression culturelle et linguistique du créole, sans exclusion du français qui cohabite avec d’autres pour favoriser le « vivre ensemble »

4 - Laïcité. Les religions sont nombreuses et actives sur l’île. Elles sont conservatrices.

Mais à propos de ce « souci citoyen », il s’agit de ne pas se « caler » derrière les intérêts privés de l’oligarchie politico-administrative largement en collusion avec le pouvoir des Békés dominants.

Christian Delarue

lire aussi :
A. Bracat : « Le peuple Martiniquais n’a pas peur de l’évolution de la Martinique, mais il a peur de sa classe politique »

http://www.politiques-publiques.net/A-Bracat-Le-peuple-Martiniquais-n.html#.UV9vFb9OM4Y


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