Pistes pour faire barrage à une certaine islamisation et à l’intégrisme religieux de façon générale.

lundi 6 février 2017
par  Amitié entre les peuples
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Pistes pour faire barrage à une certaine islamisation et à l’intégrisme religieux de façon générale.

1) EXPLIQUONS LE « UNE CERTAINE (islamisation) »

Le fait de la présence de musulmans n’est pas en soi plus gênante que la présence de catholiques, de protestants, de juifs, ou d’athées. Ces croyants on le droit de culte, le droit de prier en églises, en temples, en mosquées. L’islamisation vise un processus d’implantation sur un territoire donné. Cette implantation ne relève pas toujours du multiculturel c’est à dire d’un vivre ensemble avec les différences. Il existe, il faut le dire, des marques d’intolérances diverses qui viennent des hommes et parfois aussi des femmes, une intolérance de type machiste qui n’est pas qu’intégriste religieuse mais ou l’intégrisme religieux musulman ou plus exceptionnellement juif haredim est très actif. Il fonctionne, sous le nom de sexoséparatisme, en un harcèlement spécifique qui empêche les femmes d’entrer dans certains lieux réservés aux hommes (cf affaire du bar sexoséparatiste à Sevran) et surtout qui les empêchent de s’habiller comme elles veulent.

Les intégristes religieux ne sont pas les seuls à harceler, au printemps et en été, les femmes en mini-jupe et bustier à fines bretelles - que je dis hypotextile pour catégoriser et penser - mais eux le font systématiquement et ils justifient avec la religion leurs agressions, ce qui permet une reproduction assumée du système d’agression sexiste contre les femmes.

Les femmes doivent pour eux être mises sous voile le plus possible - soit sous hypertextile. Et absolument aucune séduction corporelle ou vestimentaire ne doit apparaitre sinon c’est un très grand malheur. Cette séduction charnelle et vestimentaire des femmes risquent d’entrainer non seulement une attirance - ce qui est jeu normal en société non totalitaire - mais aussi risques de violence, de viols.Et là, la faute en revient aux femmes traitées de tous les noms. Encore une fois, on trouve cela ailleurs, mais ici c’est généralisé, habituel, structurel, normal. Ce n’est plus une faute commise qui fait honte. Cela fait parti de la stratégie de l’implantation d’un hyperpatriarcat.

II - PISTES POUR FAIRE BARRAGE a l’intégrisme religieux sexoséparatiste.

1 - Réciprocité des extrêmes textiles : Si hypertextile est autorisé alors hypotextile doit aussi être autorisé. Ce qui n’est pas le cas.

2 - L’inclusivité réciproque suppose que l’inclusivité ne vaut pas que pour l’islam pudibond (honte construite de son corps) et pour l’islam intégriste, il doit valoir aussi pour son contraire : l’hypotextile.

3 - Refus d’une islamisation de l’espace ou d’une « colonisation culturelle » (différente des autres formes de colonisation militaires qui occupent l’espace et imposent des normes comportementales) de l’espace public et des réactions immaitrisées des identitaires catho-laîques et de tous ceux qui défendent un espace sécularisé, dégagé des affichages des grands symboles de l’aliénation religieuse et de l’intégrisme religieux. Ce refus passe par la mixité sociale et par la tolérance réciproque ce qui ne va pas de soi quand l’intolérance textile se déploie avec les intégristes religieux, jeunes et moins jeunes, qui pratiquent le harcèlement de rue contre les femmes en mini-jupe et l’exclusion des bars (comme récemment à Sevran).

4 - Droits des femmes de s’habiller librement sans être agressées et harcelées, mais dans le cadre du point 1, aussi bien en hypotextile qu’en hypertextile mais en acceptant le fait que les extrêmes (le quasi nu et le quasi couvert complet) peuvent gêner : le string seins nus - soit l’hypertextile - génère une gêne chez les hommes comme le voile et la jupe ultra-longue - soit l’hypertextile - crée des refus chez les hommes et les femmes dans certaines situations.

5 - Maintien de la loi de mars 2004 contre les signes religieux ostensibles dans les écoles, collèges et lycées.

6 - Importance du cercle proximal au travail : Droit de ne pas à avoir à travailler de façon durable (chaque jour, tous les jours, pendant plusieurs années) et proximale (même bureau, même espace restreint de travail) avec une travailleuse constamment voilée et en hypertextile. L’article 18 de la DUDH ne doit pas prévaloir contre le droit légitime à un espace proximal libéré du symbole de l’aliénation intégriste musulmane ou juive haredim. Dans le même ordre d’idée, on peut aussi vouloir ne pas travailler à côté d’un homme ou d’une femme en string (quasi nu).

7 - Droit à un minimum de neutralité de principe - exceptions possibles - dans le service fourni en réception client, donc un service proposé ni par un ou une travailleuse exhibant son badge syndical ou politique, ni par une travailleuse voilée ou par un travailleur exhibant un signe ostensible de religion.

Ch DELARUE

Parler « textile » et donc hypotextile et hypertextile c’est proposer des catégories de penser qui sortent des noms ordinaires des religions, noms qui fonctionnent souvent au sacré. Le voile serait pour certains plus à défendre car produit de la religion et pour certains la religion est au-dessus des autres types de pensées humaines alors qu’elle est au contraire très contestable, et même à critiquer hors référence à l’intégrisme religieux, à critiquer en ses principes mêmes. Si vous dites string cela va renvoyer à attribut sexy, à un attribut (pas nécessairement féminin) perçu comme négatif par les pro-voiles. Le propre d’une catégorie est de faciliter la pensée en cassant au passage les obstacles épistémologiques.