Manifeste du Réseau européen contre la privatisation et la commercialisation de la santé et de la protection sociale

samedi 5 juillet 2014
par  Amitié entre les peuples
popularité : 7%

Manifeste du Réseau européen contre la privatisation et la commercialisation de la santé et de la protection sociale (FR, NL, DE, EN, IT)

La santé des européens est en danger

Le mesures d’austérités souvent prises aveuglément pas les gouvernements des Etats membres de l’Union européenne ne menacent pas seulement la santé publique, mais aussi les patients et les travailleurs de la santé. Les mécanismes de protection sociale et le financement des soins de santé sont également mis sous pression. Le Réseau européen contre la privatisation et la commercialisation de la santé et de la protection sociales combat depuis plusiuer années les politiques de démentèlement des système de santé et de la protection sociale.

En publiant son Manifeste le Réseau européen lance sa campagne en vue des prochaines élections européennes du 25 mai 2014. Des action urgentes sont nécessaire. C’est pourquoi le Réseau européen exiges :

Un égal accès aux soins, partout, pour tous, sans restriction d’aucune sorte. Un tel programme suppose que la fourniture de soins de santé universels, et donc leur accessibilité, doivent être indépendantes de la capacité individuelle des usagers à les payer.

Parce que la santé est un bien commun, il faut promouvoir et restaurer un financement public et collectif comme l’ont été les principaux systèmes de protection sociale au lendemain de la guerre. Afin d’ agir pour un financement solidaire et un accès universel à la santé, il faut préserver la protection sociale des appétits des assurances privées. Ces systèmes de santé doivent être financés exclusivement par une protection sociale publique seule capable de mettre en oeuvre et de poursuivre des politiques et les pratiques qui visent au respect du droit à la Santé en permettant à toutes et à tous un égal accès aux soins de santé.

C’est toute la population qui doit veiller à la gestion, à la défense et à l’amélioration de la santé. Il faut déterminer la forme de participation des assurés sociaux et des usagers pour construire des services de santé démocratiques. Ils doivent être évalués sur leur performance en termes de santé et non de résultats financiers et reposer sur des ressources suffisantes pour atteindre
ce but.

Pour mieux soigner il faut s’attaquer aux causes profondes telles que les déterminants sociaux de santé. Nous revendiquons l’amélioration de la santé par l’existence d’un socle de droits réels à toute la population, le droit à un emploi et à un revenu décent, le droit à un logement, l’accès à l’eau potable et à l’énergie, l’égalité entre les hommes et les femmes, le droit à l’éducation, à la culture...

Nous exigeons des gouvernements européens, de la Commission, des élus du Parlement européen qu’ils reformulent, mettent en oeuvre et poursuivent les politiques et les pratiques qui visent au respect du droit à la Santé en permettant à toutes et à tous un égal accès aux soins de santé. Pour cela Il est indispensable d’investir massivement dans la santé publique, la prévention et la promotion de la santé, les soins primaires. Pour préserver le bien commun qu’est la santé, pas un euro d’argent public ne doit financer le secteur commercial des services de santé car la santé n’est pas une marchandise.

Pour préserver le bien commun qu’est la santé, pas un euro d’argent public ne doit financer le secteur commercial des services de santé car la santé n’est pas une marchandise.
L’Europe doit non seulement permettre à chaque Etat de continuer à préserver ses dispositifs de protection sociale et de santé des règles du marché, mais aussi les encourager à financer
correctement ces dispositifs. Elle doit aussi permettre aux opérateurs publics de maintenir dans la sphère non marchande l’ensemble des services logistiques, ainsi que les produits, services et matériels essentiels à de bons services de santé ( médicaments, recherche, matériel médical, prothèses, …).

En finir avec les inégalités de santé exige de mettre fin à la misère, au chômage, à la précarité et à l’exclusion pour les 125 millions de pauvres que compte l’Europe, en y incluant les minorités
européennes telle les Roms, les travailleurs migrants extracommunautaires aujourd’hui victimes de conditions déplorables d’existence et d’une atteinte à la dignité humaine. Les politiques d’austérité en Europe sont nuisibles à la santé et aggravent la situation des peuples. La mise en oeuvre d’un programme européen en défense de la santé, de l’action sociale et de la protection sociale suppose de mettre fin aux plans d’austérité appliqués partout en Europe. La santé et les droits de l’homme doivent prévaloir sur les logiques financières et de rentabilité.

Plus encore, il s’agit de mettre en oeuvre, à l’initiative de l’Union européenne, un programme de réparation des dégâts à la santé des populations touchées par ces politiques , de restaurer l’accessibilité et la qualité des soins, surtout dans les pays qui se sont vu imposer un plan de restrictions comme conditions pour recevoir une aide financière européenne. Entre la finance et la santé il faut choisir. La population européenne n’est pas responsable de la dette souveraine. Ce n’est ni la santé, ni la protection sociale qu’il faut réduire, couper, amputer. La finance et l’économie doivent être au service du bien-être de la population, et non l’inverse.

Nous exigeons l’arrêt immédiat des négociations du « Partenariat transatlantique ». Les normes sociales et environnementales doivent être harmonisées par le haut et tendre en permanence vers une meilleure santé des populations. Les Etats doivent pouvoir continuer à mettre en oeuvre des normes qui s’imposent aux opérateurs de santé, notamment une finalité non lucrative. La santé et la sécurité sociale doivent être protégées de toute attaque. La santé et la sécurité sociale doivent être retirées des directives « marché public ».

la suite sur :

http://www.sante-solidarite.be/article/manifeste-du-reseau-europeen-contre-la-privatisation-et-la-commercialisation-de-la-sante-et