MONOPRIX : Grand prix de la fessée, de la tarte et du sexisme !

vendredi 2 décembre 2011
par  Amitié entre les peuples
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Communiqué de presse
MONOPRIX : Grand prix de la fessée, de la tarte et du sexisme !

Pâte brisée : « Elle vient de se faire plaquer par un rouleau à pâtisserie ».
Pâte feuilletée : « Elle a beau être bien roulée, elle a quand même l’air tarte ».
Tube de crème pour les mains : « Vos enfants vont réclamer des fessées » !

Des sociétés d’affichage viennent de décerner à Monoprix « le Grand prix de la Communication extérieure 2011 » pour cette campagne « Non au quotidien quotidien ». Ces sociétés, membres de l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) s’engagent à en respecter toutes les règles d’autodiscipline, notamment sur la personne humaine ou la protection des enfants.

- Au chapitre « personne humaine » de ces règles déontologiques :

« Dignité : La publicité ne doit pas être susceptible de heurter la sensibilité, choquer ou même provoquer le public en propageant une image de la personne humaine portant atteinte à sa dignité et à la décence. »

- Au chapitre « enfant » :

« la publicité ne doit en aucun cas, par ses messages ou sa présentation, banaliser la violence ou la maltraitance ni donner l’impression que ces comportements sont acceptables »...

Et pourtant, Monoprix affiche des textes qui banalisent un premier degré très douteux puisqu’il s’agit, sur un emballage de produit pour les mains des adultes, de populariser les coups sur les fesses d’un enfant, sur des rouleaux de pâte à tarte de faire des blagues sexistes...

Monoprix ne respecte pas non plus la Résolution 1751 (2010) du Conseil de l’Europe : « Combattre les stéréotypes sexistes dans les médias » : notamment,

- 2. La représentation des stéréotypes sexistes varie de l’humour aux clichés dans les médias traditionnels, jusqu’à l’incitation à la haine et à la violence fondées sur le genre sur Internet. Les stéréotypes sexistes sont trop souvent banalisés et tolérés, au nom de la liberté d’expression. De plus, ces stéréotypes sont souvent subtilement véhiculés par les médias, qui reproduisent des attitudes et des opinions perçues comme la norme par des sociétés où l’égalité des sexes est loin d’être une réalité...

- 3. L’impact des stéréotypes sexistes dans les médias sur la formation de l’opinion publique, en particulier celle des jeunes, est pourtant désastreux : ces stéréotypes perpétuent une représentation réductrice, figée et caricaturale de la femme et de l’homme ; ils légitiment le sexisme ordinaire et les pratiques discriminatoires, et peuvent faciliter ou légitimer l’usage de la violence fondée sur le genre. En ce sens, les stéréotypes sexistes constituent un moyen de discrimination.

Monoprix a déjà reculé sous la pression de ses employé-e-s.
Il y a quelques mois, Monoprix a su modifier les emballages de ses paquets de Verveine qui indisposaient (à juste titre !) ses employé-es : « L’infusion qui vous fait oublier qu’on ne vous a pas augmenté cette année ». Les Chiennes de garde ont donc bon espoir que Monoprix comprenne leur stupéfaction devant certains emballages publicitaires actuels et demandent à Monoprix de modifier au plus vite ces emballages publicitaires invasifs sexistes ou banalisant tel châtiment corporel.

25 octobre 2011

Le 4 novembre 2011, Monoprix répondait aux Chiennes de garde, courrier à télécharger ICI...

Le 21 novembre 2011, le JDP (Jury de Déontologie Publicitaire) répondait aux Chiennes de garde, courrier à télécharger ICI...

http://www.chiennesdegarde.com/Action2011-Monoprix.html


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