Le nationalisme comme communautarisme - Christian Delarue

samedi 9 avril 2022
par  Amitié entre les peuples
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Le nationalisme comme communautarisme

La critique vaut aussi pour partie pour l’européisme et le républicanisme dés lors qu’aucun clivage de classe interne n’est mentionné et qu’il en est de même bien souvent du clivage droite-gauche.

Dénoncer aussi le communautarisme des dominants

Gil Delannoi, chercheur au CEVIPOF, définit (cf wikipedia) comme obsession deux formes de communautarisme : « Si le nationalisme est une obsession de la Nation, le communautarisme est une obsession de la communauté.  »
La nation est comme l’entreprise ou l’appartenance à une religion une communauté qui peut effectivement être fétichisée et déboucher sur une obsession mais dire cela ne renseigne guère . Ordinairement l’ennemi de la nation n’est pas la classe dominante mais les étrangers et la xénophobie et le racisme accompagne souvent l’obsession nationaliste qui est un identitarisme, une obsession de l’identité.

Allons plus loin : Si le communautarisme vise ordinairement les populations dominées il doit pouvoir aussi viser les dominants. Selon la sociologue Sylvie Tissot (cf wikipedia communautarisme toujours), le terme est constamment utilisé pour désigner des minorités ethniques ou religieuses, mais jamais l’entre-soi bourgeois, blanc et masculin qui structure largement le monde des décideurs économiques et politiques. Elle souligne également ce paradoxe : la « communauté » se voit « parée de toutes les vertus quand elle est nationale, et elle appelle une allégeance, un amour, un dévouement impérieux et exclusifs (un « bon communautarisme »). Elle devient suspecte dès qu’elle est régionale, sociale, sexuelle, religieuse, ou plus précisément dès que, sous ces différentes modalités, elle est minoritaire. ».

Sur la base de ce juste propos de Sylvie Tissot nous critiquons - et ce n’est pas la première fois - toute forme de communautarisme qu’il soit religieux masquant les intégrismes religieux (pas que le terrorisme), ou qu’il soit national masquant les fascismes (Le Pen et Zemmour) mais aussi les dominations de classe (cf au classisme des classes sociales dominantes de tout pays). Et on peut aussi étendre le propos à l’Europe et même à la République. On peut sans doute être pour une Europe des peuples-classe et des travailleurs salariés du public et du privé contre une Europe des élites bourgeoises - surtout depuis l’agression des élites de l’UE contre la Grèce en 2015 - comme on peut être pour une « République rouge et verte du peuple-classe et des travailleurs des 99% » en y précisant aussi des travailleuses (une « République violette » des féministes) contre une République et une Nation ou le peuple-classe est soumis aux classes dominantes capitalistes dans une rupture de type « frexit » .

Les politiques dites souverainistes sont très souvent de droite car elle demandent que chaque peuple-classe suive sa classe dominante dans la rupture à l’égard de l’Union européenne. Il peut certes exister un souverainisme populaire mais c’est plus rare. Ce dernier veut opèrer la rupture par en-bas , par la mobilisation du peuple-classe et les travailleurs privés et public des 99%. Dans cette perspective le rôle d’un syndicalisme de classe et de masse est essentiel. Tout autant que l’action des forces politiques de gauche d’alternative (non pas de simple alternance).

Christian Delarue


Brèves

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