Le Collectif du Cheikh Yassine association française Loi 1901, de tendance islamiste radicale.

samedi 26 juillet 2014
par  Amitié entre les peuples
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Le Collectif du Cheikh Yassine association française Loi 1901, de tendance islamiste radicale.

Le Collectif Cheikh Yassine (CCY) – nommé d´après le fondateur et guide religieux du Hamas, éliminé par l’armée israélienne en 2004 – est une association française Loi 1901, de tendance islamiste radicale. Son président est Abdelhakim Sefrioui, militant islamiste actif en région parisienne depuis la fin des années 1980 et membre de l’éphémère Conseil des imams de France. Le groupuscule rassemble quelques dizaines de personnes que l’on retrouve debout, entourant leur chef, dans toutes les manifestations. Lors des rassemblements, les intervenants s’expriment en français, tout en employant souvent des formules religieuses en arabe. Les membres du mouvement et ses sympathisants portent généralement la barbe, et les femmes portent le voile.

Le site : agenda des manifestations et diffusion de vidéos

Le CCY dispose d’un site Internet en français, où on retrouve quelquefois des dépêches en arabe[1]. Le site n´apporte pas d´informations sur les objectifs de l’association, la composition de son bureau, sa domiciliation, pas plus que sur son mode de fonctionnement et de financement. Il semble constituer un repère pour les militants du Collectif, notamment en matière de mobilisation, d’annonce de points de rassemblements en Ile-de-France et de diffusion d’enregistrements vidéo mis en ligne sur Youtube et Dailymotion. Le site contient également une photothèque, exposant des photos des dernières manifestations, une vidéothèque, un rouleau de dépêches hostiles à l’Occident et favorables aux groupes islamistes radicaux.
La principale activité du groupe consiste à organiser des marches, des manifestations ou des rassemblements en région parisienne, visant essentiellement à perturber l’ordre public et à gagner la sympathie des musulmans de France. Les discours sont généralement prononcés par Abdelhakim Sefrioui, et une femme voilée souvent présente à ses côtés, comme le témoignent les enregistrements vidéo mis en ligne sur le site du groupe et diffusés sur la Toile.

I. Les objectifs : juifs et musulmans modérés en ligne de mire

L’action du groupe est centrée sur la défense des intérêts islamistes radicaux en France (A) et la lutte contre Israël, les organisations juives et les personnalités musulmanes modérées en France (B).

A. La défense des intérêts islamistes radicaux en France

Le CCY soutient les idées islamistes radicales. Il a par exemple milité contre la loi prohibant le port du voile intégral, et soutenu les femmes l’ayant défié, au nom de la liberté de conscience. Ainsi, dans un rassemblement en soutien au prisonnier palestinien Khader Adnan, organisé le 22 février 2012 sur la place Saint-Michel à Paris, une femme voilée prend la parole et dénonce l’interdiction du voile intégral. Elle fait l’apologie de la femme de Khader Adnan, âgée de 31 ans et appelée ‘Um Abdel-Rahman[2], « épouse exemplaire », dit-elle, « qui porte le voile intégral [dans les territoires palestiniens], le niqab que la France a dénigré au nom du fait qu’il y a une détestation de l’islam et qu’on est prié aujourd’hui de détester l’islam et le musulman ». « ‘Um Abdel-Rahman, crie la femme voilée, porte le niqab mais est docteur en droit islamique. Je dis ça parce que vous pensez [vous, les Français] que les musulmans sont des ignorants, des petites gens ». « Ce sont des femmes admirables, celles qui se trouvent en Afghanistan, en Irak, en Palestine occupée. Ce sont des résistantes, les meilleures femmes que l’humanité ait données. » Un groupe de jeunes femmes répond : « Bravo, ma sha’Allah ».
Le CCY contre le CFCM : « L’obéissance [aux autorités françaises] est une hérésie, car l’obéissance est due à Allah seulement »
Ce radicalisme conduit le CCY à défier le CFCM, qu’il perçoit comme un instrument du gouvernement français. Il critique fortement la notion d’ « islam de France », dont Nicolas Sarkozy, à l’époque où il était ministre de l’Intérieur, puis le CFCM et la Mosquée de Paris, ont fait la promotion. Ainsi, dans un rassemblement organisé devant la mosquée de Pontoise, après la prière du vendredi 17 février 2012, Abdelhakim Sefrioui s’est attaqué directement au CFCM qu’il a qualifié d’ « outil de domestication des musulmans ». « Les autorités françaises, dit-il, veulent créer une Eglise de l’islam, un islam de France, alors qu’il y a qu’un seul islam, la religion d’Allah bénit Soit-il. » Il a ensuite accusé les dirigeants du CFCM d’être des agents de l’Etat français, et les a qualifié d’idolâtres. Puis il crie en arabe : « Al-Ta’a [lel solotat al ferenceya] kofr, la’an al ‘ubudeya lellah faqat » (L’obéissance [aux autorités françaises] est une hérésie, car l’obéissance est due à Allah seulement). Puis il critique la façon, jugée méprisante, dont les autorités françaises traitent les dirigeants de la communauté musulmane de France, à cause, dit-il, de la faiblesse de ces derniers. Il cite Mahomet : « Le loup ne s’attaque qu’à la brebis ». Autrement dit, seul un islam fort serait susceptible de bénéficier du respect de la République.

B. La lutte contre les organisations juives et les personnalités musulmanes modérées en France

Par son nom, le CCY se solidarise de l’action du Hamas (classé sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne et banni par la communauté internationale et la Ligue arabe). Dans ses communiqués ainsi que dans les différents discours de ses membres, le CCY emploie le vocabulaire du Hamas. Il parle par exemple d’ « entité sioniste », ou d’ « entité occupante ». Il met en avant des personnalités du Hamas, notamment les terroristes détenus par Israël, tel Khader Adnan qui a eu droit à un rassemblement en plein Paris le 22 février 2012 où sa femme a pu s’exprimer.
Le CCY et son président s’attaquent régulièrement au CRIF ainsi qu’aux « organisations sionistes » en France et leurs « valets », avec un double discours en français ou en arabe. En français, le CCY se réfère aux droits de l’homme, à « l’esprit de liberté qui est au dessus de tout », comme il l’a répété à plusieurs occasions. En arabe, il se réfère à Allah, à Mahomet et à des textes coraniques.

Fidèle à la rhétorique du Hamas, Sefrioui affirme que l’occupation de la Palestine ne se limite pas aux seules frontières de 1967, mais que toute la « Palestine historique » était occupée et sera libérée. Dans une vidéo mise en ligne sur le site, on peut entendre en arrière plan des chants palestiniens au contenu violent et haineux.
« Croisade » du CCY contre les imams modérés et les intellectuels français musulmans prônant un islam ouvert et coopératif : la mosquée de Hassen Chalghoumi encerclée
Dans le cadre de cette « croisade », les militants du CCY encerclent la mosquée de Drancy le 13 février 2010 et obligent son imam, Hassen Chalghoumi, à l’évacuer sous la menace. Le CCY accuse Chalghoumi d’être à la solde de l’Etat français (tandis que ces mêmes militants du CCY se disent Français) et d’avoir « trahi l’islam » en soutenant le processus de paix au Proche-Orient et en prônant le dialogue avec Israël et le monde juif. On peut entendre des phrases telles que « Retourne chez tes amis les Juifs » de la bouche de militants du CCY. L’imam Chalghoumi retournera dans la mosquée quelques minutes plus tard sous escorte policière et fera son prêche en compagnie de deux gardes du corps. Une foule en liesse crie : « Bel ro’, bel dam, nafdik ya Aqsa » (Par l’âme, par le sang, nous nous sacrifions pour toi, ô [Mosquée] al-Aqsa).

Le CCY envoie des militants peu connus des milieux communautaires musulmans à des événements officiels pour les perturber et inciter à la révolte contre les dirigeants de la communauté musulmane de France. Par exemple, le 29 novembre 2010, une convention de gestion de la mosquée d’Epinay-sur-Seine est signée par, d’une part, le maire de la commune, et de l’autre, le recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur. Une vidéo mise en ligne sur le site du CCY montre l’introduction dans la salle où est signée la convention de personnes demandant à prendre la parole, puis contestant ouvertement Boubakeur et le mettant en difficulté devant le maire de la commune. L’objet de l’attaque serait l’ « autoritarisme » du recteur de la Mosquée de Paris, le manque de concertation avec les fidèles et le manque de transparence dans la gestion financière de la mosquée. La vidéo présente une série de sous-titres introduits par le CCY, presque toutes les 10 secondes, insultant Boubakeur, le décrivant comme un « traître » et une marionnette dans les mains du gouvernement français et des Juifs. Lorsque Boubakeur serre la main du maire d’Epinay-sur-Seine, cette phrase apparaît sur l’écran : « Cela nous rappelle un certain échange entre le général Dayton et le traître Mahmoud Abbas ».

II. Les infractions

Au-delà du caractère extrémiste de l’action du CCY, évoquée précédemment, ce groupuscule organise des rassemblements sans autorisation des autorités (A) et incite à la haine raciale ainsi qu´à la violence (B).

A. Organisation de rassemblements sans autorisation

Abdelhakim Sefrioui a participé à la campagne de Dieudonné et adopté des positions négationnistes
Le CCY organise des marches, des manifestations et des rassemblements, accompagnés parfois d’appels à la prière sur la voie publique, sans autorisation des préfectures concernées. Son président Abdelhakim Sefrioui l’a fait en 2004, lorsqu’il a organisé des manifestations avec appels à la prière, pour obtenir l’agrandissement de la mosquée des Ulis (Essonne). En 2006, il faisait partie du bureau de campagne de Dieudonné (alors candidat potentiel à l’élection présidentielle de 2007) où se côtoyaient militants d’extrême-droite et islamistes radicaux, unis alors sous la bannière du négationnisme. Sefrioui a alors défendu publiquement le droit de contester la Shoah.
Depuis, d´autres rassemblements ont été organisés sans autorisation, notamment face du ministère français des Affaires étrangères, le 20 février 2012 ? Là, Sefrioui a défié ouvertement les autorités françaises : « Vous avez refusé de nous autoriser à nous rassembler, et nous voici ! » Puis il a ajouté : « Nous n’avons peur que d’Allah ». Lors d´autres manifestations également, Sefrioui et des membres de son groupuscule se sont attaqués aux forces de l’ordre et aux autorités et ont reconnu avoir agi en dépit du refus de la police.

B. L’incitation à la haine raciale et à la violence

Les discours des membres du CCY contiennent souvent des propos incitant à la haine, notamment contre les Juifs et des personnalités modérées de la communauté musulmane de France. Ainsi, lors du rassemblement de soutien au prisonnier palestinien Khader Adnan, organisé le 22 février 2012 sur la place Saint-Michel à Paris, une femme voilée (celle qui est souvent présente aux côtés de Sefrioui) a fait l’éloge des terroristes du Hamas, et affirmé : « M. Sarkozy, vous bafouez les valeurs de notre République ; (…) les Français ont le cerveau lavé par une propagande médiatique ». En arrière plan sur la vidéo, on entend des jeunes crier « Khaybar Khaybar ya Yahoud » (Khaybar, Khaybar, ô les Juifs), en référence à la bataille de Khaybar, où les compagnons de Mahomet exterminèrent toute une tribu juive de la péninsule Arabique. On peut aussi entendre en arrière plan des chants pro-Hamas, à la gloire des Brigades Izz al-Din al-Qassam, la branche armée du Hamas, ou encore un chant appellent au terrorisme : « Fajerha be rokab el bass » (Fais-là exploser [la ceinture explosive ou la bombe] avec les passagers du bus).
Abdelhakim Sefrioui appelle les musulmans à la rébellion contre les autorités officielles de la communauté musulmane de France, taxées de trahison et de subordination
Dans un autre rassemblement, organisé devant la mosquée de Pontoise, après la prière du vendredi 17 février 2012, Abdelhakim Sefrioui dit son mépris pour les forces de l’ordre françaises et appelle les musulmans à la rébellion contre les autorités officielles de la communauté musulmane de France, taxées de trahison et de subordination : « Man ra’a menkom monkaran, fal yoghayerohu beyadohu » (Ceux d’entre vous qui voient un interdit [selon la charia], qu’il le supprime de sa main). Sefrioui explique que cette phrase tirée des paroles de Mahomet constitue le 6e pilier de l’islam, voire le principal pilier, dit-il, sans lequel tout l’édifice islamique s’effondrerait. Sefrioui termine son prêche de rue par une bénédiction « Allahoma esta’ssel al-saheyana, allahoma ‘alayka bekol man ‘awana al-sahayena, fa esta’sselahom ya Allah » (O Allah, extermine les sionistes ! O Allah, ne laisse pas tranquille ceux qui soutiennent les sionistes ! O Allah, extermine-les [tous] ! » Les « sionistes » sont les Israéliens, l’ « entité sioniste » étant le nom qu’il donne à Israël, pour ne pas prononcer son nom.
Enfin, sur un nombre important d’enregistrements vidéo du CCY, comme celui relatif au rassemblement anti-Chalghoumi organisé le 13 février 2010 devant la mosquée de Drancy, un chant est diffusé au début et à la fin : « Molotovi, rashashi wu silah’i, Allah akbar ! » (Mon Molotov, mon arme automatique, mon arme, Allah est grand !).

http://marie-masson-gaechter.over-blog.com/article-le-collectif-du-cheikh-yassine-association-fran-aise-loi-1901-de-tendance-islamiste-radicale-110061923.html

nb Les thèses autres de ce blog ne sont pas celles d’AELP
Notamment, republier le texte ci-dessous (de PAT) en cette période de nouvelle destruction-éradication des Palestiniens de Gaza est une aberration qui en dit long sur son auteur : Palestinisme, Endoctrinement Islamiste et Judéophobie - Le blog de Marysieńka