La masturbation participe de l’épanouissement humain.

samedi 10 mai 2014
par  Amitié entre les peuples
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La masturbation participe de l’épanouissement humain, pour les femmes et les hommes.

Comme suite à « Tabou de la masturbation : sept trucs que vous ne savez peut-être pas » - Le nouvel Observateur

http://rue89.nouvelobs.com/rue69/2013/09/02/tabou-masturbation-sept-trucs-savez-peut-etre-245352

La masturbation fut et reste encore un objet récurrent de répression.

On ne peut que retracer brièvement le cadre général patriarcal de cette oppression historique contre les femmes surtout !

I - Oppression et répression :

Patriarcat 1  : Historiquement et pendant des siècles les victimes de l’interdit de masturbation furent surtout les femmes. Cela participait du fait qu’elle n’avait qu’à subir la sexualité masculine. Le mariage donnait tout pouvoir à l’homme de « se servir » comme il voulait et quand il voulait. Le plaisir de la femme ne comptait pas. L’égocentrisme masculin était d’une telle puissance que seul comptait son plaisir.

Patriarcat 2  : Hors du mariage il en allait certes différemment du fait de l’interdit religieux extrêmement pesant de la sexualité hors du mariage mais cet interdit religieux largement constitutif d’une culture patriarcal de répression de la sexualité s’accompagnait aussi d’une prégnante culture du viol. On ne saurait oublier l’un au profit de l’autre car ces deux « cultures » se complètent factuellement. Ces deux cultures, l’une interdictive et l’autre de viols contre les femmes, se sont d’ailleurs « complétées » pendant des siècles et sur plusieurs continents. Et le viol ne fut pas le seul échappatoire, il y eu aussi la prostitution .

Historiquement, les femmes subirent la sexualité masculine comme elles subirent les accouchement douloureux et risqués. Il n’y a que depuis peu de temps que grâce aux préservatifs, à la contraception et à l’IVG, que les femmes - pas toutes - purent enfin sortir du fatum patriarcal et accéder ainsi à la liberté et l’égalité et à l’idée de plaisir réciproque .

Patriarcat 3  : La science et notamment la médecine a longtemps apporté ses argumentaires morbides aux religions pour maintenir cette répression. La masturbation faisait partie des « troubles mentaux » jusqu’en 1974 dans le DSM ! De nos jours, la pression est moins forte mais l’on trouve toujours des scientifiques pour crier à l’aliénation ou à l’addiction ou à d’autres conséquences néfastes plus farfelues. La masturbation déboucherait pour certains sur un organe sexuel plus petit. Voilà le dernier outil répressif contre les niais. Il reste la notion d’addiction plus floue mais qui peux porter . Quand à la religion catholique, elle autorise l’homme à masturber sa femme lorsqu’il n’a pas pu ou su lui apporter le plaisir. C’est, à ma connaissance, la seule concession faite à la masturbation par l’Eglise.

II - Libération

Il importe de répéter que la masturbation est d’une part un vecteur d’épanouissement de l’individu et que d’autre part cette pratique relève de sa plus stricte intimité. Elle ne fait violence à personne !

Les jeunes adolescents comme les adultes doivent pouvoir disposer de cette faculté de plaisir et vivre ce plaisir sereinement.

Evidemment il convient pour ce faire de repousser les oiseaux de mauvaises augures qui débitent des mensonges et qui viennent remplacer le trop vieux « çà rend sourd » par autre chose d’aussi peu crédible .

Reste trois obstacles :

- La masturbation comme l’alcool ? Une « masturb » (par jour) c’est bon mais deux bonjour les dégâts ! Il n’y a des risques qu’en cas d’excès très important et ce comme pour beaucoup de choses. Mais c’est difficile de dire quand un individu passe dans l’excès. On va dire qu’il peut y avoir des addictions et donc une forme d’aliénation. Sans doute. Mais cela ne doit pas servir d’outil répressif.

- Le matériel masturbatoire  : ce n’est pas du godemichet dont je veux parler mais du recours au matériel pornographique. Cette pratique est surtout très fortement masculine mais les femmes s’y mettent aussi. Il y aurait une évolution sur ce point ! Le principe reste l’interdit aux mineurs et c’est une bonne chose car on trouve de tout, faute de distinction entre le « soft » et le « hard ». La photo sexy ou érotique qui aide à la masturbation est largement sans danger. Mais c’est là bien autre chose que de voir des films de violences sexuelles qui ressemblent fortement à une valorisation du viol.

- Dans le mariage aussi ! Enfin, la masturbation doit rester un acte de liberté après mariage ; y compris lorsqu’il ou elle est marié. Un mari ou une épouse n’a pas de droit à faire valoir contre la masturbation de son conjoint. Il en est de même pour les pacsés. La question courante « à qui tu penses » et/ou « à quoi tu penses » est intrusive. Si le fait masturbatoire empêche toute relation sexuelle dans le couple, c’est alors autre chose ; ce n’est plus en soi la masturbation qui est le problème.

Christian DELARUE

La masturbation réduit cancers, diabètes, cystites : des bienfaits sur la santé à nuancer - le Plus Par Yves Ferroul Médecin sexologue

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1040359-la-masturbation-reduit-cancers-diabetes-cystites-des-bienfaits-sur-la-sante-a-nuancer.html


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