La critique de la libération sexuelle n’est pas apologie du sexoséparatisme autoritaire.

mardi 24 septembre 2013
par  Amitié entre les peuples
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La critique de la libération sexuelle n’est pas, en principe, apologie du sexoséparatisme autoritaire.

Source :

http://association.pour-politis.org/space/autre-monde/content/_DBD8A5AA-C061-442F-B448-BE18A9C1D7FB

Il vaut mieux le préciser car pour les rigoristes (autoritaires ou non au cas présent) qui reprennent le couplet anti-libération sexuelle ce n’est pas le cas. Ils voudraient revenir aux temps, d’avant la pilule contraceptive qui voyait chaque femme craindre une grossesse à chaque relation sexuelle. Ils voudraient en revenir au temps ou l’appareil religieux masculin imposait sa peur du sexe. Mais les choses ont changé. Même si il y a encore de quoi se battre pour l’égalité et la liberté entre hommes et femmes. Notamment contre la prostitution. Ce point est plus développé dans : « De la pudeur renforcée par les religions aux seins nus et au nudisme » (1).

Pour le dire brièvement et de façon imagée, il faut comprendre qu’il existe d’une part la branche autoritaire et austère du patriarcat et d’autre part la branche hyper-libérale exploiteuse des femmes. Entre les deux, si on peut le dire ainsi, il y a la bande étroite des libertés dans l’égalité et le consentement. Il importe d’élargir cette bande de liberté.

Il est bon et juste de rappeler combien le thème de la « libération sexuelle », diffusé il y a environ 40 ans, développé dans les années 65 à 75, fut pour une part une entourloupe et pour une autre part une réelle libération du corset imprimé par la religion chrétienne en perte d’influence (1).

Qu’il fut une entourloupe c’est ce qu’écrit Andrea Dworkin (2) qui évoque « une supercherie pour exploiter sexuellement les femmes ». De ce point de vue, on peut dire, notamment avec la prostitution que les choses n’ont guère changé. Le phènomène s’est même mondialisé. Il existe aussi des lieux de résistance qui mettent un frein à cette exploitation. Dire que la libération sexuelle fut et reste une pseudo-libération ne doit pas cacher qu’elle fut aussi une sortie de l’abstinence forcée, de l’interdiction du plaisir et de la séduction hors du mariage et même dans le mariage.

Surtout, 40 ans après, on ne saurait voir que le volet prostitution et autres formes d’esclavage sexuel car il existe massivement le sexoséparatisme autoritaire qui n’est pas une simple pression sociale. Non il s’agit dans sa version intégriste musulmane d’une réelle interdiction de la séduction, du désir, du plaisir et de la jouissance, « quand je veux, comme je veux », comme disent les féministes.

Christian DELARUE

1) Lire De la pudeur renforcée par les religions aux seins nus et au nudisme.

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article3673

http://association.pour-politis.org/space/autre-monde/content/_A81A4957-4AFD-43BA-99FF-DF060A47E211

2) cf La libération sexuelle : une supercherie pour exploiter sexuellement les femmes — Andrea DWORKIN

http://www.legrandsoir.info/la-liberation-sexuelle-une-supercherie-pour-exploiter-sexuellement-les-femmes.html#forum98873


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