Gilets jaunes : Une démocratie de la justice sociale- Christian DELARUE

samedi 29 décembre 2018
par  Amitié entre les peuples
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Gilets jaunes : Une démocratie de la justice sociale

La formule la plus concise de la justice sociale reste : moins pour ceux d’en-haut, plus pour ceux d’en-bas. Plus d’égalité dans la démocratie et la République retrouvée.

Mais en ces mois de novembre-décembre 2018, il y a l’aspect pouvoir autoritaire police-justice à repousser s’agissant de démocratie et de République. Sortir de la « démocratie réellement existante » et sortir de la « république réellement existante » sont deux perspectives qui vont ensemble.

A l’heure ou l’on cherche par tout moyen à réprimer - comme jamais depuis 1968 (50 ans) - les Gilets jaunes y compris celles et ceux pacifistes et non violents en manifestation, il importe de revenir, un tant soit peu à l’histoire pour montrer que ce sont les dictatures qui ont toujours empêchées le droit de manifester, comme d’autres droits proches. Il n’y a pas de « démocratie répressive et policière » contre le peuple d’en-bas !

I - Combat social, laïque et démocratique contre deux dérives réactionnaires.

Le Portugal de Salazar, l’Espagne de Franco, la Grèce des Colonels se sont effondrées dans les années 70 face aux luttes de libérations, tant contre le pouvoir religieux réactionnaire (importance de la critique religieuse, de la laïcité et du féminisme) que contre le pouvoir patronal-capitaliste tout aussi réactionnaire de ces trois dictatures (l’Italie Mussolinienne et la France de Pétain sont antérieures par contre il y avait déjà des dictatures en Amérique du sud qui renaissent aujourd’hui avec la financiarisation mais aussi avec les évangélistes (anti-IVG, homophobes) aussi réactionnaires que les intégristes musulmans sexyphobes et sexoséparatistes.

Au plan du combat social et des libertés démocratiques,

il importe de défendre 4 grands droits conquis jadis contre les dictatures religieuses et capitalistes sus-nommées :

- 1) Le droit de manifester contre le pouvoir tant politique qu’économique (le 1%) ainsi que

- 2) le droit de grève, le tout lié

- 3) au droit d’expression critique y compris du gouvernement ou du Président de la République, et

- 4) au droit de se syndiquer dans des syndicats de classe (classes laborieuses d’en-bas) ou de masse (mélange des classes populaires) ou de classe et de masse (comme la CGT)

Fédérer le peuple-classe critique et actif contre les pouvoirs pour construire une société respectueuse des libertés démocratiques reste d’actualité !

La « démocratie réellement existante », très liée au capitalisme néolibéral profitant surtout aux riches, ne peut écouter et satisfaire durablement les classes sociales les plus exploitées les plus modestes ! Cette démocratie-là, qui privatise, marchandise, financiarise, libéralise (retour d’une directive en ce sens) est faite pour satisfaire le 1% d’en haut ! Pas le tiers état ! Les classes populaires sont constamment perdantes !

II - Un autre paradigme politique et démocratique est nécessaire !

Il importe de construire démocratiquement pour celles et ceux d’en-bas, par ceux d’en-bas - ordinairement oubliés ou manipulés - l’égalité par la laïcité et la justice sociale et fiscale le tout avec une perspective écologique !

Si la démocratie construit de l’inégalité, avec des riches toujours plus riches, alors ce n’est plus une démocratie. En tout cas pas celle que nous voulons ! D’ou la reprise des luttes sociales qui deviennent des luttes démocratiques.

Partout ou on trouve des hyper-riches avec des pauvres, c’est la démocratie qui est niée car la demande de justice sociale est bafouée. « Il y a besoin d’une démocratie qui nous convienne », car conforme à la justice sociale , celle qui enrichie les pauvres et appauvrie les riches et qui écrase les écarts de richesse.

La montée des revendications populaires s’étalant dans la durée montre toujours une impasse des gouvernements mais aussi de la « démocratie réellement existante ». Ce point est connu en science politique. Les mécanismes de la représentation citoyenne doivent être critiqué, réaménagés, parfois de façon radicale.

Ce travail collectif oblige à une certaine inventivité pour aller vers une autre démocratie plus égalitaire, avec des élites plus proches du peuple, plus soucieuse de l’intérêt de tous, y compris les classes sociales modeste. Il n’y aura pas d’alter-démocratie sans remise en cause de la méritocratie française et de ses liens avec l’oligarchie de l’Union européenne ! Un autre droit est à construite.

Il apparaît évident que si l’on doit changer de démocratie et de régime juridique, c’est que nous voulons surtout changer de République. L’un et l’autre ! Une Constituante peut en être le moyen.

Christian DELARUE


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