Démocratie libérale de G Longuet et A Madelin à N Sarkozy et son césarisme démocratique.

mardi 5 octobre 2010
par  Amitié entre les peuples
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Démocratie libérale de G Longuet et A Madelin à N Sarkozy et son césarisme démocratique.

Puisqu’on reparle de Gérard Longuet (1), voici une note abrégée qui pointe le parcours allant de la création d’une formation politique à l’établissement du sarkozysme.

Le combat pour la « Démocratie libérale » vient de l’extrê-droite.

Il y a des parcours qui méritent d’être soulignés comme celui qui va d’une petite formation politique marginale (« Démocratie libérale »L) à la machine de guerre néolibérale installée dans les Institutions politiques françaises. Il ne s’agit donc pas de remonter à la constitution de « Occident » par P Sidos mais aussi Gérard Longuet et Alain Madelin.

Sous ce récent trajet politique on peut lire la dissolution de la politique au profit de l’économie. Soyons plus clair : il s’agit de la dégénérescence programmée de la République et de la démocratie au profit de l’entreprise et du marché, l’ensemble étant soumis au principe de la concurrence généralisée. Les termes de République et de démocratie deviennent des mots creux, des fétiches sans contenu alors que le réel laisse à voir peu à peu une Présidence pour les riches, une « démocratie bourgeoise » et un lépénisme grandissant à droite.

Le monde des élites et des gagnants encore et toujours !

Gérard Longuet est un vieux copain d’Alain Madelin et de Patrick Devedjian. De leur début à l’extrême droite comme défenseurs du « modèle colonial » ils sont passés à la défense de la démocratie libérale. Quel point commun ? Gérard Longuet l’explique sur une radio le 29 septembre 2010 . Je me suis trompé de modèle mais je défends toujours les forces vives qui entreprennent, qui sont conquérantes, qui construisent le monde. Je défends le modèle libéral fondé sur l’individu, le marché et la concurrence.

Jadis Occident critiquait le « mythe de l’élection », qui devait être remplacé par la « sélection des meilleurs éléments de la communauté populaire, en vue de constituer une nouvelle élite, fondée sur le mérite et les talents ». L’évolution idéologique de ce groupe aboutie a consolider un système élitiste fort dans les entreprises sur la base de la concurrence et du marché derrière le paravent du suffrage qui ne sera plus critiqué mais qui ne sera pas conforté. La consolidation des PME - thèmatique forte d’Alain Madelin - faisant suite à la période de valorisation de l’entreprise est un indéniable succès qui manifeste une extension de la vision capitaliste-entrepreneuriale du monde.

Exit le parti républicain !

Dans ce contexte, il n’est pas sans signification que la formation politique nommée Parti Républicain ait été remplacée par Démocratie libérale à l’initiative d’Alain Madelin le 24 juin 1997. Son programme est libéral en économie et conservateur au plan des moeurs.

* Au plan des moeurs la proximité avec le FN est défendu fin 1997 dans une tribune publiée par Le Monde ( ). Longuet désapprouve la défense des « nouvelles formes de sexualité » dans l’Education nationale (?) et ose dire (dans Libération de juin 2010) sous forme de question lourde d’amalgame : « Peut-on combattre la pédophilie tout en approuvant l’homosexualité ? » Au sujet de l’éventuelle nomination (qui finalement n’aura pas lieu) de Malek Boutih à la présidence de la Halde. Interrogé le 10 mars sur LCP, il avait estimé que l’ex-président de SOS Racisme, et membre du PS, n’était « pas le bon personnage » pour succéder à Louis Schweitzer. Motif : « Il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l’accueil de tous nos compatriotes. » Pour se sortir de ce mauvais pas il s’est enfoncé plus encore en disant : « J’ai simplement voulu, dit-il, afficher l’idée que nos compatriotes non issus de l’immigration devaient porter la charge d’une lutte qui est l’affaire de tous. » Monsieur Longuet veut que l’on sélectionne au sein de la population « les issus (ou non) de l’immigration » puis on exclue un groupe humain et cela ne serait pas du racisme !

* Quand au libéralisme économique, il est radical au plan de la réforme de l’Etat (un groupe des Réformateurs est constitué) ainsi qu’au plan européen. Alain Madelin (DL) avait fait campagne électorale commune avec Nicolas Sarkozy (RPR) lors des Européennes de 1999. Ils déclinaient un programme europhile libéral favorable à la suppression des taxes douanières aux frontières afin que les marchandises, les biens et les personnes puissent circuler plus librement entre les pays .

En septembre 2002 cette formation politique s’est dissoute et a rallié l’UMP de Nicolas Sarkozy. Le sarkozysme a totalement repris le programme de « Démocratie libérale ». En effet, Nicolas Sarkozy est un grand défenseur des entrepreneurs capitalistes et un casseur d’envergure de l’Etat social et des services publics. Il ignore la République et son volet social. Pire il reprend les termes d’une dérive coloniale qui a déshonoré la III ème République (2).

Christian Delarue

1) Article du 10 juin 2010.
http://www.gerardlonguet.fr/public/cms/presidence/libe100610.pdf

2) cf par exemple le discours de Dakar de juillet 2007


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