De la critique de la police à celle de la justice. Christian DELARUE

samedi 28 septembre 2019
par  Amitié entre les peuples
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De la critique de la police à celle de la justice.

La critique de la police - ou des polices (en y ajoutant la gendarmerie) - semble plus évidente dans la mesure ou l’action de la police se voit largement - pas totalement mais largement - et que cela facilite la critique.

- Une évolution dans la critique populaire de la police

Tout le temps que la police s’est occupé de poursuivre les contrevenants, les délinquants et les criminels, la police n’a qu’assez peu fait l’objet de critiques populaires. Elle était d’ailleurs l’objet de critiques d’experts. Ou d’associations comme le MRAP ou SOS Racisme se préoccupant plus particulièrement des contrôles au faciès. Il semble bien que les choses ont changé avec la répression des manifestations mais aussi l’apparition de groupes de combat dit black blocs. La critique est devenue massive, populaire et militante.

En France, on a désormais les policiers en robocops pour chaque manifestation, y compris d’ailleurs pour des manifestations de retraités - car des actifs y sont aussi (peut-être). On a très souvent un élicoptaire (un « bourdon ») au-dessus des manifestations.

Depuis quelques années, avec les oppositions aux lois « travail », puis les résistances des écologistes, puis les manifestations des gilets jaunes, cette critique est devenu tout à la fois instruite et populaire, récurrente et sévère, non seulement en France mais au-delà des frontières puisque la France a été épinglé par l’ONU ( ). Elle est sévère non seulement sur le plan du type d’intervention et sur le plan des dégâts constatés sur les blessés mais aussi sur le fait que ce sont surtout les classes populaires qui subissent les attaques et - in fine - les classe dominantes qui s’en trouvent bénéficiaires.

- La critique de la justice est moins évidente.

Elle suppose une connaissance des lois, des polices et de la justice. L’idée d’une sous-pénalisation d’en-haut et d’une sur-pénalisation d’en-bas fait son chemin dans la mesure ou des cas surgissent dans la presse. Des comparaisons, plus ou moins rigoureuses sont faites : certains sont fortement pénalisés pour peu de chose - sur-pénalisation donc - quand d’autres évitent la prison alors qu’ils auraient du la connaître. Il y a donc matière à étude et analyse.

XX

La pente très droitière de l’Etat de droit sous Macron au plan économique et policier et judiciaire est très inquiétante. S’y ajoute la lutte contre les migrants. Décidément...

Macron (LREM) et Le Pen (RN) font cause commune - parfaitement réactionnaire - contre leur peuple-classe et ce derrière un affichage distinctif superficiel (leur opposition pour ou contre l’Union européenne ne doit pas tromper). Ici comme ailleurs, il faut aller derrière l’apparence des choses !

Les deux forces politiques sont d’accords pour défendre le capitalisme financiarisé, productiviste et travailliste ce qui est apprécié du grand patronat et des cadres supérieurs ou disons du 1% d’en-haut. Ils défendent tout deux la police et sa dérive néfaste. Ils défendent aussi l’évolution d’une fraction de la justice qui sous-pénalise en-haut et sur-pénalise en-bas ! Ne pas oublier le rôle de la justice . Ne pas s’en tenir à la police car cela se voit mieux.
Il faut bien mesurer cette double évolution : plus d’injustice sociale, plus de répression ! Macron se rapproche de Le PEN

L’Etat de droit se transforme peu à peu en Etat de moindre liberté (de manifester), de moindre égalité (sur plusieurs plans), de moindre fraternité (envers les classes modestes et les migrants), de moindre laïcité (en matière de sortie scolaire)

Christian DELARUE


Brèves

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