COLONISATION et ISLAM THEOCRATIQUE

mardi 21 septembre 2021
par  Amitié entre les peuples
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COLONISATION et ISLAM THEOCRATIQUE

Dans « Le premier âge du capitalisme », tome 1 portant sur « L’expansion européenne » d’Alain BHIR on apprend, aux pages 354 et suivantes, que les mouvements religieux de l’islam de la seconde moitié du 17 eme siècle n’ont eu du succès qu’ à cause des ripostes qu’ils portaient face à l’impérialisme européen particulièrement violent et qui lui n’hésitait pas à pratiquer la traite.

Ce succès des mouvements religieux ne signifie nullement que les populations de l’espace sénégambien approuvaient la charia et souhaitaient un Etat théocratique. Simplement, en présence de deux maux, ils ont choisi le moindre et ce fut un soutien de circonstance à Nasir-al Din et son djihad.

En fait, à cette époque Thanatos (mépris de la vie et de son développement) régnait en maître des deux côtés du conflit colonial. Face à la barbarie de l’Europe colonisatrice et esclavagiste on avait la barbarie de la composante fortement réactionnaire de l’islam que l’on peut nommer intégriste . Ce que l’histoire ne dit pas ici ce sont de chaque côté les possibles refus de porter violence : refus du colonialisme d’un côté et refus de l’intégrisme religieux hyper-patriarcal de l’autre. Notre option intellectuelle consiste à penser que partout dans le monde existe des hommes et des femmes en opposition aussi bien contre les violences du capitalisme et de son impérialisme que contre les violences des intégrismes religieux !

Il faut noter que l’islam réactionnaire nuisible aux femmes existe depuis fort longtemps et qu’il pesait de tout son poids contre les populations qui y résistaient sans offrir alors de façon conséquente et massive ni un athéisme construit avec un contenu progressiste ni un corpus de croyance en Dieu maintenu mais à contenu nettement plus égalitaire entre hommes et femmes, plus ouvert à l’égard de l’homosexualité masculine ou féminine et beaucoup plus débarrassé d’une attitude psycho-rigide et répressive à l’égard de la sexualité.

Christian Delarue