Alain Soral : De Pif gadget à Comprendre l’empire - JP Gautier

jeudi 30 janvier 2014
par  Amitié entre les peuples
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Alain Soral : De Pif gadget à Comprendre l’empire
de : Jean-Paul Gautier

mercredi 29 janvier 2014

Le bric-à-brac idéologique d’Alain Soral, haltérophile de la pensée à l’extrême droite. Depuis une dizaine d’années, un nouveau personnage a émergé à l’extrême droite, développant un discours en apparence moins classique que celui du Front national : Alain Soral.

Après un rapide passage au Front national, il le quitte, s’éloignant de Marine Le Pen. Il brouille les pistes avec application pour paraître, à première vue, plus respectable. Soral joue de la confusion idéologique et s’autoproclame créateur et manipulateur de concepts. Il ambitionne , depuis longtemps de faire éclater le clivage gauche – droite. Il a soutenu l’article « Vers un Front national » publié en mai 1993 par Jean-Paul Cruse dans les colonnes de l’Idiot international. Ce texte est considéré comme un élément fondateur de la mouvance dite « rouge-brune » en France.

Soral s’appuie sur Égalité et Réconciliation [1] créée en mars 2007. Jean- Marie Le Pen, présent lors de la première université d’été d’E & R y prononcera le discours de clôture. Après avoir soutenu Jean-Marie Le Pen et se considérant « fournisseur d’idées » pour le Front national ( il affirme avoir été un des rédacteurs du discours de Valmy prononcé par Le Pen en septembre 2006), Soral quitte donc le mouvement en 2009. Il publie à cette occasion un texte antimariniste le 1er février 2009 au titre évocateur : « Marine m’a tuer ! »

Égalité et Réconciliation sert à promouvoir la « pensée soralienne », définie comme « la gauche du travail et la droite des valeurs, pour une reconstruction nationale ». Selon Marc George ( ex membre du bureau de campagne de Dieudonné , ex secrétaire général d’Égalité et Réconciliation dont il a été exclu en 2010) ce groupe ne serait qu’un « fan club soralien » autour duquel gravite un certain nombre d’électrons libres qui développent un arsenal d’analyses, d’écrits, de vidéos dont la fonction est de tenter de rendre crédible cette parole d’extrême droite nouvelle mouture ( mais est-ce vraiment une nouvelle mouture ? )

Soral, conspirationniste

Le tournant ouvertement conspirationniste pris par Soral, ses saillies antisémites de plus en plus claires, sa démagogie paternaliste à l’encontre des Français d’origine immigrée visent à atteindre un certain nombre d’habitants des quartiers populaires qui à première vue ne seraient pas attirés par le vote frontiste, ainsi qu’à amener un nouveau public aux vieilles rengaines de l’extrême droite. Ne reculant devant rien, en septembre 2008, lors de l’université d’été du groupusculaire Parti populiste dirigé par Franck Timmermanns ( ex dirigeant du Front national puis du MNR de Bruno Mégret ) il déclare : « A l’heure où plus personne ne pense, ni à gauche, ni à droite ( … ) nous pouvons, nous nationaux, en tant que seuls critiques efficients du Système, reprendre la main sur le plan des idées, devenir dans ce désert LES maîtres à penser de demain et incarner, nous et nous seuls le renouveau du génie français ». Si Alain Soral se plaît à prendre des poses d’intellectuel rebelle et à se présenter comme un ennemi du Système, la réalité semble être toute autre et dément catégoriquement toutes ses prétentions « subversives ». Ses nombreuses prises de positions xénophobes, sa stigmatisation des minorités ethniques et/ou religieuses l’intègrent totalement dans la nébuleuse de l’extrême droite. Dès qu’il s’agit de désigner des catégories de population comme bouc-émissaire, il sait faire montre d’un zèle particulier et n’ignore aucune des cibles habituelles de l’extrême droite. Ainsi, il déclare dans la revue de la Nouvelle Droite : Éléments, au printemps 2006 à propos de la situation dans les banlieues : « le but du regroupement familial a été clairement (…) de casser ce pouvoir ( l’encadrement et la défense de la classe ouvrière , anciennement majoritaire dans ces banlieues par le Parti communiste), en important dans ces banlieues des Africains issus de la paysannerie pauvre du Tiers-Monde et du bled sans culture ouvrière (…). Aujourd’hui les gosses qui brûlent des bagnoles ne sont pas des enfants d’ouvriers (…), ne sont pas des opprimés en lutte, ce sont des névrosés sociaux ».

Soral, un antisémite qui se camoufle derrière l’antisionisme

Quand il ne s’en prend ni aux Maghrébins, ni aux Africains -« on ne dira jamais assez à quel point la maghrébisation, l’africanisation (…) de la France ont fait baisser vertigineusement le niveau de civisme et de civilité de la population française [2] »- ou qu’il ne s’attaque pas aux gens du voyage -« le pittoresque voleur de poule ( s’est transformé ) en braqueur surarmé et réputé pour son goût du sang [3] » -, c’est qu’il est trop occupé à expliquer que les juifs qui veulent dominer le monde sont à l’origine de telle ou telle guerre « pilotés de New-York, habités d’une idéologie faite de volonté de puissance, de violence destructrice et de mépris social puisé dans l’Ancien Testament. C’est cette vision du monde et ce processus que nous appelons Empire [4] ». Un remake du Protocole des Sages de Sion [5]. Visiblement, Soral a bien assimilé les leçons de ses maîtres antisémites : Édouard Drumont, dans La France juive écrivait en 1896 « tout vient du Juif , tout revient au Juif ». Drumont avait élevé le « mythe juif » à la hauteur d’une idéologie et d’une méthode politique. Comme l’écrit Michel Winock , il a fait de l’antisémitisme un système d’explication universel. Pour reprendre l’expression de Charles Maurras (fondateur de l’Action française) qui écrivait dans le journal l’Action française du 28 mars 1911 : « tout paraît impossible ou affreusement difficile sans cette providence de l’antisémitisme ; si l’on n’était pas antisémite par volonté patriotique, on le deviendrait par simple sentiment d’opportunité ». Soral est un émule de Jules Soury qui dans son ouvrage « Une campagne nationaliste »( 1899-1901 ) considérait l’antisémitisme comme « une réaction naturelle d’auto-défense ». Comme à l’époque de Vichy, il s’agit donc de libérer la France d’une prétendue occupation juive, de lutter contre l’occupation d’un État dans l’État [6]. Soral est à ranger dans la catégorie du « socialisme des imbéciles » définie par August Bébel en 1894, qui « sous couvert de subversion simplifie le monde, installe de l’irrationnel dans la pensée, discrédite la critique sociale radicale et au bout du compte décourage toute action collective – à quoi bon agir, en effet, puisque « tout est joué d’avance » par les forces occultes ? » . Soral est proche de Christian Bouchet – nationaliste révolutionnaire- qui dénonce « un axe américano sioniste ou israélien ». Cet antisémitisme s’est encore traduit récemment par des attaques menées de concert avec son complice Serge Ayoub (ex dirigeant des groupuscules fascistes dissout 3e Voie et les Jeunesses nationalistes révolutionnaires) contre le journaliste Frédéric Haziza [7] . Soral se rattache à un courant classique de l’extrême droite antisioniste et « pro palestinienne », représenté entre autre par François Duprat et Frédéric Châtillon [8]. Antisionisme purement démagogique, qui chez Soral et consorts n’est en fait que le cache-sexe d’un antisémitisme virulent. Dans le différent qui l’oppose à la compagne de Dieudonné, à propos d’une référence à la « quenelle » sans en avoir demandé l’autorisation, Soral se demande si pour affirmer son antisémitisme, il faut lui demander son autorisation ( Rivarol du 12 décembre 2013 ). Dans « Dialogues désaccordés » ,( entretiens avec Éric Naulleau ), il caractérise la shoah comme « une énorme escroquerie », dénonçant une surexploitation de la mémoire pour rendre un peuple intouchable et in-critiquable ainsi qu’Israël et affirme son soutien aux négationnistes : « En occident, des gens ( négationnistes ) sont persécutés et sont les seuls prisonniers politiques en occident »

Soral, un marxiste de pacotille

Prônant une doctrine « de résistance au mondialisme », Soral se risque à développer des analyses pseudo marxisantes, preuve d’un marxisme mal digéré et d’une lecture plus que superficielle des écrits de Marx et d’ Engels [9]. Soral reformule les classiques du marxisme en fonction de ses intérêts politiques du moment. Il se déclare favorable à une réconciliation verticale de type corporatiste alors que Marx et Engels, dans le Manifeste, définissent les communistes - dans les différentes phases que traverse la lutte entre prolétaires et bourgeois- comme représentant toujours les intérêts du mouvement dans sa totalité. Comment peut-il se revendiquer du marxisme lorsqu’il déclare sur Radio Bandera Nera, en février 2002 : « On pourrait augmenter le pouvoir d’achat des milieux populaires sans augmenter la croissance si les détenteurs de capitaux acceptaient de rééquilibrer le rapport capital-travail ». Bref moraliser le capitalisme. Le marxisme à la sauce soralienne, c’est la fin de la lutte des classes. Il pioche parmi les outils conceptuels du marxisme pour rendre présentable son nationalisme en direction des catégories populaires [10]. Comment peut-il alors se revendiquer du marxisme quand dans le domaine économique, il traite les chômeurs de « parasites, de rentiers du bas , d’oisifs vivant sur le dos de la classe moyenne productive, la plus ponctionnée par l’État » [11]. Comment peut-il alors vanter les mérites de la colonisation française : « Seules les choses qui tiennent encore debout ( en Algérie) sont les infrastructures urbaines que la France coloniale y a construit [12] ». On comprend alors aisément que Soral fasse référence au Cercle Proudhon ( il n’est pas le premier, le courant solidariste dans les années 1970-1980 avec entre autres Jean-Gilles Malliarakis fondateur du Mouvement nationaliste révolutionnaire et de Troisième Voie le faisait déjà. Fondé par Henri Lagrange, Georges Valois, Édouard Berth en 1912, le Cercle Proudhon [13] était un regroupement de nationalistes et de syndicalistes. Animé par certains membres de l’Action française, le Cercle se donnait pour but de « détruire les institutions démocratiques ». Un des membres fondateurs, Georges Valois créa le 11 novembre 1925 le Faisceau qui se déclarait partisan de l’instauration « d’un État fort (…), que l’État exprime une volonté nationale qui soit plus forte que toutes les puissances économiques et financières qui sont nées dans le monde moderne » . Quand le Faisceau se compare économiquement au communisme et au socialisme, il reconnaît qu’une différence ( et non des moindres ) existe : « ils ont voulu supprimer la propriété privée ( tandis que ) le fascisme résout le problème en insérant la propriété dans une discipline nationale puis corporative puis syndicale ». Valois qualifie le Faisceau de « nouvelle forme de la réaction ou de la conservation sociales [14] » . Le Faisceau apparaît comme la première tentative de création en France d’un mouvement fasciste. A la première université d’été d’Égalité et Réconciliation, Soral tenta un remake du Cercle Proudhon regroupant un auditoire hétéroclite : catholiques, nationaux-bolchéviks, ex trotskistes, terciéristes, ex GUD, nationalistes- révolutionnaires, islamistes. Certains amateurs d’analogie y ont vu une démarche similaire à celle du Cercle Proudhon. Il faut vraiment avoir chaussé des lunettes déformantes pour évoquer le Cercle Proudhon des origines. La tentative a fait flop et la comparaison s’arrête là.

Soral, tombe le masque.

Soral se situe en fait à la rencontre des frères Strasser en Allemagne et de Mussolini en Italie. Il se place sur son terrain de prédilection et sa spécialité : le double discours : marxiste et traditionaliste. C’est ainsi qu’il présente son livre Comprendre l’Empire : « Cet essai pédagogique récapitule le parcours complet allant de la Tradition au Marxisme et du Marxisme à la Tradition qui seul permet la mise à jour du processus de domination oligarchique engagé depuis plus de deux siècles en Occident [15] ». Nationaliste avant tout. Pour paraphraser Clémenceau, on peut dire que Soral est au marxisme ce que la musique militaire est à la grande musique. Alain Soral ou l’imposture marxiste ou pour reprendre également l’expression de Guillaume Faye (Nouvelle Droite, GRECE ) un « ex marxiste charlot ». La posture de « révolté » de Soral est en complète opposition avec ses opinions politiques réactionnaires . Il en vient ainsi à rejeter les révolutions puisqu’il voit en elles soit un complot juif ( 1789 ) ou judéo-bolchévique ( octobre 1917 ). Soral dénonce ainsi le financement de la révolution bolchévique russe « par des banquiers new-yorkais souvent issus de la communauté ashkénaze immigrée d’Europe de l’Est » et l’œuvre insidieuse de l’impérialisme américain dans le cas de la révolution tunisienne de 2011 [16]. Il faut une absence totale d’honnêteté intellectuelle pour en même temps écrire : « 1789-1848-1871-autant de dates héroïques qui font de la France la références des Gauches du monde entier » [17]. Une fois de plus l’enfumeur est à la manœuvre et on a quelques difficultés à suivre les circonvolutions de la « pensée soralienne »

Soral développe enfin un tropisme pour les régimes autoritaires : admirateur de Saddam Hussein , Vladimir Poutine , Mahmoud Ahmadinejad [18] et maintenant le syrien Al Assad [19].

Soral, un vrai réactionnaire qui tisse sa toile

Accentuant son virage vers la Tradition, celui qui se présente comme « républicain convaincu » se déclare maintenant défenseur de la monarchie , considère comme un « mythe » la présentation d’un absolutisme royal , dénonce le « génocide vendéen » , fait l’apologie des chouans [20]. Il rejoint les catholiques intégristes dans la dénonciation du Concile Vatican II. Il reproche à l’Église de ne plus s’opposer à la Réforme protestante, aux Juifs de continuer à « nier et à mépriser l’Église ». Il soutient « le catholicisme authentique » c’est-à-dire les intégristes et autres traditionalistes, met en avant la « vision positive » de l’éducation dispensée par l’Église sous l’Ancien Régime et dénonce la laïcité comme « agent du satanisme » et l’assimile à une « religion maçonnique » [21]. Une reprise de la dénonciation des « Quatre États confédérés » stigmatisés par Charles Maurras et l’Action française ( mouvement royaliste, contre révolutionnaire, nationaliste, xénophobe antisémite ).

Avec Soral, on est bien loin d’un processus de recomposition et de réarmement idéologique de l’extrême droite. Il nous ressert toutes les vieilles thématiques de l’extrême droite ( antisémitisme , xénophobie…) reprises après guerre par Maurice Bardèche, Pierre Sidos, François Duprat [22]… Il s’inscrit dans la mouvance des droites révolutionnaires analysées par Zeev Sternhell [23]. Ses références au marxisme ne sont qu’un énième tour de passe- passe. Il est attiré par « le champ magnétique du fascisme » pour reprendre l’expression de l’historien Philippe Burrin et a, comme ses prédécesseurs Jacques Doriot et Marcel Déat entamé sa « dérive fasciste [24] ». Soral rejette bien évidement le terme d’extrême droite. Il déclare ainsi à Naulleau : « l’extrême droite depuis 1945 et plus encore depuis mai 68 est une invention soit du gauchisme soit de la droite d’affaires pour cacher que le national-socialisme était socialement de gauche. En tant que national-socialiste ça m’agace d’être rangé à l’extrême droite qualificatif qui désigne pour moi les néo conservateurs, les impérialistes américano sionistes et le pouvoir bancaire international. Donc ma réponse, c’est que je ne suis pas d’extrême droite, je suis national-socialiste. » Il apparaît, en fait, comme un spécialiste du double discours, de l’embrouille idéologique et tente d’adopter la posture du révolté, entretenant au plus haut point une stratégie d’enfumage idéologique. Dans le cadre d’un processus de recomposition de l’extrême droite, le poids de Soral est très limité ; cela vaut également pour les groupuscules qui gravitent à la périphérie du Front national ( Identitaires, Parti de la France , Nouvelle Droite Populaire, MNR. La place étant occupée durablement par le Front national, Soral est condamné à rester une girouette idéologique et à patauger dans le marigot de l’extrême droite. Cependant, il ne faut pas sous-estimer sa capacité de nuisance dans une société en manque de repères et dans la confusion idéologique régnante : pour preuve, la forte fréquentation de son site internet et l’audience de ses vidéos mensuelles. Alain Soral, tâcheron du concept, faute de troupe, « tisse sa toile » [25]. En outre, la théorie du complot en période de crise peut rencontrer un certain échos en raison de son caractère mécaniste, car elle exonère celui qui la propose de sa propre responsabilité politique par rapport à une crise qu’il dénonce. Elle traduit un déficit d’explication et d’analyse approfondies engendré par l’impossibilité de saisir une réalité complexe [26]. De cela découle le succès de ce thème en période de crise. Une aubaine pour Soral et consorts.

Jean-Paul Gautier, historien

[1] Se reporter à A. Deschot, J-P Gautier , M Briganti : La galaxie Dieudonné : pour en finir avec les impostures. Éditions Syllepse 2011 , p. 65-74.

[2] A. Soral . Abécédaire de la bêtise ambiante , jusqu’où va-t-on descendre ? Pocket ,2003 , p. 42.

[3] idem , p. 149 et p.138 . L’ensemble est regroupé dans la catégorie dite des « parasites » et des « communautés potentiellement inassimilables : gens du voyage , sans papiers , Albanais… »

[4] A. Soral : Comprendre l’Empire , Édition Blanche 2011.p. 72.

[5] Ce texte a servi et sert encore de justification majeure au discours antisémite car il décrit en détail ce que ce discours dénonce c’est-à-dire « un gouvernement qui a la mission de concevoir un plan d’ensemble séculaire et mondial de domination contrôlé par les Juifs ».

[6] Soral explique que la fermeture du PSA à Aulnay est un complot de « l’axe américano-sioniste » , car Peugeot a perdu le marché iranien. Son compère Dieudonné voit dans le mariage pour tous la main des « sionistes qui dirigent la France ».

[7] Canard enchainé du 7 août 2013 . L’article dénonce les attaques antisémites qui visent le journaliste F. Haziza . A. Soral a été condamné il y a six ans pour « incitation à la haine raciale » . F. Haziza a déposé plainte pour le même motif.

[8] En 1970 F. Duprat lance un fantomatique Rassemblement pour la libération de la Palestine. En 1996 F. Chatillon crée « Union et Défense des victimes du sionisme ». En juin 2009 Soral a soutenu la Liste antisioniste qui « doit rassembler et fédérer des communautés de patriotes contre le sionisme »et « dénoncer les ingérences chaque jour plus voyantes et pesantes du lobby pro-sioniste dans notre pays ». Marine Le Pen se rattache à l’autre courant de l’extrême droite pro-sioniste . Cette position, doit poser quelques soucis à Soral : comment soutenir les Palestiniens et souhaiter l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen ?..

[9] Soral prétend avoir assuré avec M. Cohen la direction du Collectif des travailleurs communistes des médias qui publiait le bulletin « Lettre écarlate ». Ce collectif était en réalité dirigé par H. Malberg membre du comité central du Parti communiste ; Se reporter à La galaxie Dieudonné p.55-61. Soral a fait le buzz dans les médias en février 2007 avec son texte « Marx voterait Le Pen »

[10] D’autres s’y sont risqués avant lui. R. Binet ex Waffen-SS , utilisait , en 1950, les mêmes méthodes en y ajoutant du racialisme dans son livre « Socialisme national contre marxisme » ( réédition 1978 par l’ Institut supérieur des sciences psychosomatiques , biologiques et raciales ) .

[11] Comprendre l’Empire p. 142.

[12] Abécédaire p. 15.

[13] Sur Le Cercle Proudhon se reporter à G. Navet : Le Cercle Proudhon 1911-1914 : entre le syndicalisme et l’Action française. EHSS 1987 , travaux de l’Atelier Proudhon et j-P Gautier : Proudhon dans l’extrême droite / communication Colloque « Qui est proudhonien » organisé le 24 novembre 2012 à Paris par la Société P-J Proudhon.

[14] Le Faisceau , G. Valois , Éditions Ars Magna janvier 1998 . J-M Duval : Le Faisceau de G. Valois , Librairie française 1979 , Y. Duchet : G. Valois , l’Action française , le Faisceau , la République syndicale. Éditions L’Harmattan 2001 ? J-Cl Vallat : G. Valois de l’anarcho-syndicalisme au fascisme Librairie nationale 2003.

[15] Comprendre l’Empire p. 13.

[16] Site Égalité et Réconciliation.fr : « on nous ment sur la révolution tunisienne ».

[17] Abécédaire p. 98.

[18] Comprendre l’Empire p. 70-71

[19] Il est vrai que la Syrie est un bailleur de fonds habituels de l’’extrême droite ( F. Duprat, F. Chatillon , le GUD…) . Chatillon, dont une de ses sociétés se charge de la communication de Marine Le Pen, dirige la société Riwal qui a ouvert un bureau syrien :Riwal Syrie..Se reporter à La galaxie Dieudonné . : « La Syrie : Assas Assad, même combat ? » p. 140-141. . Chatillon anime un site dénonçant la désinformation dont serait victime la Syrie .

[20] Comprendre l’Empire , p. 18-19.

[21] ibidem , p. 27-31 , 95-96, 112 , 192.

[22] J-P Gautier Les extrêmes droites en France , de la traversée du désert à l’ascension du Front national ( 1945-2008) Éditions Syllepse 2009.

[23] Z. Sternhell , Ni droite ni gauche : l’idéologie fasciste en France ? Édition Complexe 1987 , nouvelle édition 2013.

[24] Ph. Burrin ? La dérive fasciste : Doriot , Déat , Bergery 1933-1945 . 2ditions Le Seuil 1986. M. Winock Nationalisme ‘ antisémitisme et fascisme en France , Éditions Le Seuil 1990 . M’ Crapez ; L’antisémitisme de gauche au 19è siècle . Éditions Berg international 2002. P-A Taguieff ( ss dir) L’antisémitisme de plume . Éditions Berg International.

[25] E. Pieiller . Le Monde diplomatique ,octobre 2013 ; Alain Soral tisse sa toile. Les embrouilles idéologiques de l’extrême droite.

[26] Tyun O ;Dard . La Synarchie : le mythe du complot permanent . Tempus2012.p.135-142 ;

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