Christian DELARUE

jeudi 25 avril 2019
par  Amitié entre les peuples
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Christian DELARUE

1955-1985 : Les 30 premières années en quelques repères.

Christian Delarue est né le 20 juillet 1955 à Coblence (RFA) d’une famille très catholique avec un père militaire Marcel Delarue (né en 1926 et décédé en 2011) qui a participé aux guerres coloniales d’Indochine et l’Algérie mais qui a ensuite, en signe de protestation symbolique, brulé ses médailles à l’Eglise.

Outre Coblence tout petit, il a vécu au sein de villes avec casernes militaires à Perigueux, St Maixant l’Ecole, Carnoux en Provence puis Aubusson en 1972 avant d’aller lui-même à l’armée (Marine Nationale à Hourtin, Cherbourg, Brest, Lorient pour embarquement et en outre-mer surtout)

Vers l’âge de 11 ans il désirait faire prêtre mais à l’adolescence il remis en cause cette orientation du fait du célibat imposé et des rigueurs catholiques concernant la sexualité à l’époque, avant 1968. Une large fraction du monde catholique était alors très conservatrice en moeurs, notamment sur la sexualité, qu’il s’agisse d’homosexualité ou d’hétérosexualité. Aujourd’hui ces positions passeraient pour de l’intégrisme religieux.

A l’âge de 18 ans (et 3 mois) en octobre 1973, au moment de la guerre du Kippour, il s’est engagé dans la Marine Nationale pour 5ans comme électromécanicien. Amateur de plongée sous-marine (mais pas plongeur démineur ), il a participé au déminage du canal de Suez sur le BB Liseron avec la mission Décan de l’ONU. Il était aussi à Djibouti en juin 1977 avec l’AE Protet au moment de l’indépendance de ce territoire français colonisé. Il a été aussi à Mayotte sur ce même aviso et a terminé sa carrière après nettoyage de la mer souillée par l’Amoco Cadiz en 1978. Il a quitté la Marine en octobre 1978.

Il a rencontré, fin 77 début 78, Annie Landuré à Brest, étudiante en lettres modernes et sa future épouse (décédée en 2014 après divorce en 1998), qui l’a encouragé à passer une capacité en droit (en 1980) puis à poursuivre ses études juridiques en faculté de droit, à Brest d’abord puis à Rennes ensuite, après 1984, puisque le droit sous la forme de la « critique du droit » (d’inspiration matérialiste) l’intéressait vivement avant d’aborder le droit de façon plus pragmatique pour entrer dans la vie active. Il a préparé l’IPAG à Rennes (en 1986 - au moment de la réforme Devaquet et de la mort de Malik Oussékine) pour entrer dans la Fonction publique comme Inspecteur. Il est actuellement contrôleur principal des finances publiques en fin de carrière.

Il a adhéré au MRAP à Brest en 1979 (auprès de Jeanne Le Draoulec - incertitude sur la personne ici) et a participer aux activités du comité brestois du MRAP entre 79 et 84. Il a rédigé alors un mémoire d’étude (de DEUG) sur les conditions de vie des étudiants étrangers à Brest . Mais c’est à Rennes, arrivé en septembre 1984, à 29 ans, qu’il fut plus actif.

ACTIVITES MILITANTES

I - ACTIVITES MILITANTES A RENNES A PARTIR DE 1984.

- CONTRE LE RACISME et POUR L’AMITIE ENTRE LES PEUPLES

Arrivé à Rennes en septembre 1984, il devient président du comité rennais du MRAP en 1985 quand l’ancien président s’en va à Nantes.

L’équipe rennaise du MRAP d’alors se composait de Bernard LE MAO, Christian ROCHE (CGT), de François ASTOLFI (CGT), de Michèle FOUGERON-DELAUNEY (FSU), Evelyne MASSABUAU et d’autres encore. Après 1983, il a rencontré Gwen HAMDI le fondateur de SOS Racisme sur Rennes ainsi que Roland NIVET animateur du Mouvement de la Paix et Dominique LE DUFF pour Solidarité avec le peuple palestinien.

cf Luttes étudiantes et syndicales à Rennes de 1986 à 1994

- LCR : De sympathisant (secteur antiraciste) à militant

En juin 1985, il entre à la LCR et participe à l’arc électoral de 1986 puis en 1988 lors de la campagne de Pierre Juquin. Les 10 années allant de 1980 à 1990 sont pour lui une période d’intense activité militante. Il rencontre aussi Patrick TORT, historien des sciences, spécialiste de Charles Darwin. Il entre aux Impôts en 1990 (secrétaire du syndicat CGT) juste après le conflit de 1989.

Eté 1990, voyage en Algérie au début de la « décennie noire ». Il participera à un groupe de solidarité rennais avec le peuple algérien contre l’islamisme sans soutien du gouvernement algérien.

II - NOUVELLE MONTEE D’ACTIVITE DE JUIN 93 A JUIN 98

- Juin 1993 : Il est coopté puis élu à la commission exécutive du SNADGI-CGT 35 : Pascal FRANCHET remplace Jean-Michel GROISIER comme secrétaire de section.

- Octobre 1993 : il participe à la naissance d’AC ! Agir ensemble contre le chômage (préparée par la revue plurisyndicale « Collectif » )

Les 24, 25 et 26 novembre 1993, il était délégué avec Pascal FRANCHET et Jean-Michel GROISIER au XIII ème congrès du SNADGI-CGT à Viviers. Un congrès de « crise » particulièrement difficile et pénible.

- Syndicalisme interpro à l’UL CGT Rennes à partir de décembre 1993 : Election à la CE de l’Union locale de la CGT Rennes comme responsable du secteur « Jeune », juste deux mois avant le mouvement contre le « SMIC Jeune » ou CIP (fev 94). Il quitte la CE de l’UL CGT Rennes au congrès de nov 2011. Soit 18 ans de syndicalisme interpro en plus du syndicalisme pro aux Impôts avec Pascal Franchet comme secrétaire départemental pendant presque 20 ans (depuis juin 93).

Bataille syndicale contre le SMIC Jeune en février-mars 1994 : Importante activité UL CGT (responsable alors de l’activité jeunes cgt) de soutien logistique et politique aux jeunes en lutte notamment avec une activité intersyndicale. Rencontre des syndicalistes locaux connus depuis plusieurs années : Yves JUIN CGT des communaux, Christian TAILLANDIER SYGMA CFDT et Michele FOUGERON FSU, Michèle qui était aussi au MRAP 35

AC ! Rennes démarre avec notamment Annie COLL philosophe aujourd’hui au NPA, Annie GOUZIEN sociologue. Il écrit alors avec Bruno LEVEDER (membre du CC de la Lcr, passé à la Gauche unitaire en 2009 (lors de la dissolution de la LCR et création du NPA) un argumentaire sur la RTT pour AC ! 35 car « à l’époque la résolution du chômage passait principalement par la croissance et en version syndicale par les augmentations de salaire mais pas par la RTT ».

Implication dans un collectif local, depuis deux ans et jusque vers 1998, contre la montée de « l’islamisme de massacres » en Algérie , le tout sans soutenir l’armée ou le gouvernement. Plateforme de San Egidio en février 2015.

Manifestation avec le CRIDEV contre le génocide des Tutsis au Ruanda

Septembre 1994 : Entrée à l’Ecole nationale des Impôts de Clermont-Fd. Il y est secrétaire de section du SNADGI-CGT élèves de l’ENI . Il y « recrute » (sans effort !) Jean-Robert Szklarz, qui deviendra le secrétaire général du SNADGI-CGT quelques années plus tard. Il y anime aussi un débat avec Gérard GOURGUECHON du SNUI qu’il retrouvera plus tard à ATTAC.

Débat AC contre le chômage et la précarité avec G Gourguechon

Nov-décembre 1995 : grèves et manifestations.

Juin 1996 : contre-G7 (Lyon)

Assise CNDF mars 97, il représente la LCR Rennes à cette assemblée constitutive du renouveau des luttes féministes.

Mai 1997 : il est l’un des 4 camarades que la LCR « 100% à gauche » présente aux élections sur le département d’Ille-et-Vilaine : Yves JUIN, Dominique LESEIGNEUR, François CAHAREL et lui (canton de Fougères). - Affiche LCR Christian DELARUE Elections 1997 - http://www.blogg.org/blog-44839-date-2007-06-13-billet-affiche_lcr_christian_delarue_elections_1997-612562.html

Participation aux marches contre le chômage et la précarité (à celle partie de Brest le 12 avril 1997) qui ont convergé vers Amsterdam le 14 juin 1997

Lors de la naissance d’ATTAC en juin 98 il demande, en vain, à la commission exécutive du SNADGI-CGT 35 d’adhérer à ATTAC Rennes.

III - DÉCENNIE CONTRASTÉE ALLANT DE 98 A FIN 2006

- 1998 : Divorce, nouvelle rencontre, baisse d’activité militante...

En 2002 il participe néanmoins à la campagne électorale rennaise de TEAG (Tous et toutes ensemble à gauche).

- Printemps 2003 : Reprise des activités...

Les débats internes à la LCR 35 font que c’est Bruno LEVEDER et non lui qui est élu au CC de la LCR . Il décide de s’investir ailleurs . Et c’est Michel GICQUEL (alors à la FSU et membre de la direction d’ATTAC France ) rencontré au CLIP (comité de liaison interprofessionnel) qui le fait coopter au CA d’ATTAC Rennes.

Il participe au FSL de Rennes de 2003 avec Yves BONNY, Sylvie LARUE... puis à PAG (l’appel Pour une alternative à gauche) et l’année d’après aux CCAG (Convergences citoyennes pour une alternative à gauche).

Il participe à l’automne 2003 au FSE de Paris St Denis après le Larzac à l’été 2003

- Année 2004 et suivantes :

Au MRAP national il remplace la camarade Claudie Garnier qui était la déléguée membre co-fondatrice d’ATTAC France. En décembre 2004, il est élu au Conseil national du MRAP qui deviendra Conseil d’administration après la réforme des statuts. Il est aussi élu au bureau national (BN) qui deviendra bureau exécutif (BE) du MRAP. Il quittera les instances nationales au congrès du 31 mars et 1er avril 2012. Soit plus de 7 ans d’activités.

S’agissant d’ATTAC France, il est élu au CA en 2006 pour deux mandats. Il est ensuite membre du groupe « Culture & société » auprès du Conseil scientifique d’ATTAC.

Comme altermondialiste, il a participé - outre le FSL de Rennes et d’autres - à trois FSE (Forum Social européen) : celui de Paris-St Denis (déjà cité), celui de Malmoë, puis en 2010 celui d’Istanbul. Il intervient aussi au FAME, forme thématique sur l’eau à Marseille.

Il anime depuis mai 2008 le site amitie-entre-les-peuples.org en tant que membre co-fondateur d’ATTAC France pour le MRAP et co-anime jusqu’au congrès de janvier 2011 le blog Différences la revue.org qui était organiquement lié au MRAP.

Plus récemment.

En 2014 il est élu au Conseil d’orientation de la Fondation Copernic.

Il est aussi cette année là membre du CADTM France - comme membre du CA, puis Secrétaire général en 2015 du CADTM (France Pascal Franchet étant lui président) puis de nouveau membre du CA en 2017. Il n’est plus au CA du CADTM en 2019.

Activité sur les services publics : Il est membre du CA de Convergence des Services Publics début 2017 (AG de Tour). Réélu en décembre 2018.

Devenu membre du CA et du bureau exécutif d’INDECOSA-CGT 35 en novembre et décembre 2019. Il est co-président de cette organisation de défense des consommateurs.

Son activité principale porte sur la démocratie au sein de la commission démocratie d’ATTAC : alter-démocratie, démocratie inclusive, démocratie et sécularisme....

Travaux :

Sur le tard, il a dégagé et développé la notion de peuple-classe par rapport à la classe dominante et l’oligarchie et en distinction de peuple-nation. Cette notion vaut pour nommer les 99% des Occupy Wall Street ainsi que des altermondialistes ou des syndicalistes (comme S Binet), pour l’analyse du populisme (distinction du populisme de droite et populisme de gauche) et pour mobiliser toutes les couches sociales dominées et opprimées contre l’oligarchie politico-financière.

Inventif, il a diffusé d’autres notions ou concepts : sexoséparatisme, sexyphobie, travaillisme, néantification, double regard, classisme (différent de pauvrophobie), souspénalisation-surpénalisation, etc....

Il mobilise aussi le thème de la diversité textile avec une reprise adaptée du slogan du MRAP "Vivre ensemble librement et à égalité dans la diversité textile de l’hypotextile (jupe courte et talons) à l’hypertextile (voile et jupes longues)

Il a participé au livre collectif d’ATTAC « Pour une politique ouverte de l’immigration » (Syllepse 2009) et, plus récemment, au livre « URGENCE ANTIRACISTE Pour une démocratie inclusive » coordonné par Martine Boudet (Ed du Croquant mars 2017) .

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