ATHEISME : Croire en soi en ses capacités, à partir de ses capacités. C Delarue

dimanche 10 juin 2012
par  Amitié entre les peuples
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ATHEISME : Croire en soi en ses capacités, à partir de ses capacités.

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Source : chrismondial

Croire en soi en son potentiel, en ses capacités physiques et mentales ne va pas de soi partout, pour tous. Certains milieux ne facilitent pas cette expérience vitale de réalisation de soi. Le jeune individu est dans nombre de lieux d’emblé soumis à tout un ensemble de règles et normes très pesantes et aliénantes issues de la famille ou de la communauté. Il y a besoin de repères mais des repères qui facilitent la confiance en soi pas de repères qui inculquent une soumission absurde.

Croire en soi ce n’est pas nécessairement vivre de façon égocentrique, comme replié sur l’univers restreint de la famille (pour les femmes surtout), ou replié sur l’univers du travail productif (pour les hommes surtout), sans aucune participation à la vie collective. D’autant qu’il y a plusieurs façon de participer à la vie de la cité que se soit de façon proximale ou de façon élargie au plan national - vie citoyenne - ou continental ou même mondiale du fait de la mondialisation de nombre d’activités humaines.

Croire en soi ce n’est pas nécessairement vivre sans idéal, sans vouloir donner un sens à sa vie. Chuter est normal, se tromper aussi mais ce n’est pas une fatalité. Croire en soi ce n’est pas non plus mépriser autrui.

Pour rebondir, retrouver ses capacités il importe après l’épreuve de la détresse, de l’envie de mourir, de reconstruire modestement ses propres bases personnelles. Il faut donc dégager du temps à ce qui participe à la reconstruction de soi.

- Soigner son corps et essayer de pratiquer une activité physique régulière car respirer c’est vivre. Il faut se souvenir de ce qui est élémentaire. Le corps a besoin de manger si possible sainement et de respirer pleinement.

- Au plan mental reprendre des activités intellectuelles : lire, écrire. Ne pas lire que des ouvrages psychologiques qui ramènent constamment au problème personnel. S’ouvrir aux questions politiques, sociales et écologiques du moment.

- Au plan relationnel choisir des amis connus pour leur relative congruence entre principes et pratique de vie, pour leur vie saine et qui tout en te respectant pourront t’accompagner vers une vie plus riche plus authentique.

Croire en soi et en ses capacités participe d’un humanisme mesuré, sans orgueil, qui n’ignore pas les pesanteurs sociales, historiques et même biologiques mais qui pense qu’une part de liberté est donné à chacun pour grandir, s’élever.

Il y a des humanismes qui refusent tout fétiche au-dessus des humains et toute(s) transcendance(s). D’autres qui placent l’humain sous Dieu. Il existe cependant deux sortes de « transcendances » humaines sans Dieu (élévation de l’être) : celle amoureuse et celle sociale.

Distinguons le domaine de l’incroyance en Dieu du champ des croyants. Il ne s’agit pas d’être contre Dieu mais pour se reconstruire d’éviter les verbiages avec des majuscules tous les dix mots et du Dieu à chaque paragraphe. Dieu peut éventuellement participer à la construction de soi il peut aussi être aliénant. Tout dépend du Dieu de référence. Pour d’autres Dieu est vraiment facultatif, une « béquille » non nécessaire, alors que pour d’autres il est nulle part, invisible.

I - LES INCROYANTS

A) L’agnosticisme

La vraie connaissance est impossible, tout est relatif et incertain.

Oscille entre deux tendances :
- une incroyance radicale et généralisée
- une croyance vague en Dieu sans implication particulière car Dieu est juste possible. Débouche souvent sur un athéisme pratique fait d’indifférence quant à Dieu

Mais certains agnostiques acceptent un dieu très abstrait, un « dieu minuscule » ouvert et tolérant
D’autres se disent agnostiques tout en croyant en un dieu créateur initial qui n’est présent dans la création que par sa puissance. Il n’y a pas de révélation, pas de miracles pas de providence. Dieu laisse le monde se débrouiller.
Les témoins de Jéhova s’adressent à ces croyants par ailleurs agnostiques pour les amener à plus de religion.

B) L’athéisme

L’athéisme affirme l’absence de Dieu . On ne le voit pas.

L’athéisme ne signifie pas d’absence d’idéal, d’éthique ou de morale

On distingue plusieurs formes

* un athéisme humaniste - E Fromm - d’un athéisme anti-humaniste - Lacan ou Althusser

* un athéisme spirituel - recherche du sens : André Comte-Sponville - d’un athéisme nihiliste : Cioran

* un athéisme collectiviste - communisme classique - d’un athéisme individualiste : Nietzsche, Onfray

* un athéisme philosophiquement défendu par un matérialisme et un athéisme par défaut (il n’y a rien)

II - LES CROYANTS

A) Le déisme abstrait

a) Croyance au Dieu des philosophes : Dieu n’est pas visible mais concevable comme esprit ou idée.

b) Dieu de nature, Dieu de cosmos
Celui de Spinoza par exemple : Pantheisme : DIEU et l’univers sont un : Dieu est tout, tout est Dieu

c) Dieu abstrait et impersonnel hors tout corpus textuel religieux et hors tout appareil religieux.

B) Le théisme religieux

Il recouvre 4 formes :

1. Polythéisme : Croyance en plusieurs dieux. Syncrétisme doctrinal possible.

2. Croyance en un dieu unique impersonnel.

3. Croyance en un Dieu personnel unique transcendant et immanent (résidant dans) qui existe en une seule personne. C’est la conception juive, musulmane et unitarienne de Dieu s’opposant à l’athéisme, au polythéisme, au panthéisme et au déisme.

4. Croyance en un dieu personnel unique, transcendant et immanent, qui existe en 3 personnes : Père Fils et Saint Esprit : c’est le théisme chrétien. C’est une forme de monothéisme trinitaire.

Souvent il n’est pas choisi mais issu de l’éducation familiale ou communautaire. On est chrétien, musulman, protestant, juif, catholique, orthodoxe, adventiste, raélien, etc. en fonction de son cadre de naissance et d’évolution. La religion est issue d’un conformisme ambiant.

Christian Delarue

Lire : La triple aliénation d’ A BIHR

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article813